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10 ans après Fukushima : cinq photos pour comprendre les conséquences de la catastrophe

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Publié le 11 mars 2021

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre puissant et un gigantesque tsunami touchait l’est du Japon. Les dégâts ont été considérables et, surtout, la centrale nucléaire de Fukushima a été presque détruite, irradiant une partie de la région. Au cours de la décennie passée, les conséquences ont été majeures sur le Japon et au-delà des frontières de l’archipel.

Centrale fukushima detruire DavidGuttenfelder Pool AFP Le 11 mars 2011, les six réacteurs de la centrale de Fukushima au Japon ont été détruits par un tsunami.
@DavidGuttenfelder/Pool/AFP

20 000 décès, zéro mort par irradiation

Tsunami Fukushima @egadolfoLe 11 mars 2011, le tsunami qui s’est abattu sur le Japon a pris la vie de 20 000 personnes et a détruit les habitations de centaines de milliers d’autres. En revanche, le bilan humain de l’accident nucléaire est resté longtemps en discussion. Selon les conclusions d’un comité de chercheurs de l’ONU publiées début mars 2021, “aucun effet néfaste sur la santé des habitants de Fukushima pouvant être directement attribué à l’exposition aux radiations n’a été documenté“. Le taux plus élevé de cancers de la thyroïde détecté chez les enfants est lié directement à la campagne de dépistage de meilleure qualité mené par le gouvernement. Une conclusion qui fait débat puisque l’impact psychologique de l’accident et des déplacements de population reste à évaluer.

Au moins 170 milliards de dollars de dégâts

Decontamination stockage solide @Toshifumi Kitamura AFPLe coût catastrophe de Fukushima est considérable et quasiment impossible à chiffrer. Si les frais de décontamination et de reconstruction de la zone la plus touchée sont évalués entre 170 et 200 milliards de dollars, d’autres postes de dépenses restent flous. Le coût du démantèlement des réacteurs est par exemple difficile à estimer alors qu’on ne sait toujours pas exactement l’état du cœur fondu, le corium. Une estimation de 2016 évoquait 17 milliards de dollars. La mise à l’arrêt des 54 réacteurs du pays, remplacés par du charbon et du gaz, a un coût financier et environnemental impossible à mesurer.

L’impasse de l’eau contaminée

Cuve de stockage eau Fukushima @TepcoDepuis 10 ans, l’eau utilisée pour refroidir le cœur des réacteurs, les piscines de combustibles usées, ainsi que l’eau qui ruisselle naturellement a été légèrement contaminée. Si une grande partie des radionucléides peut être neutralisée, le tritium échappe à la technologie. L’eau doit être stockée pour ne pas contaminer l’environnement. Ainsi, un millier de conteneurs se sont accumulés aux abords des six réacteurs de la centrale accidentée, abritant 1,23 million de tonnes d’eau. L’équivalent de presque 500 piscines olympiques. Le Japon ne peut plus faire face et va être obligé de relâcher cette eau dans l’océan comptant sur la dilution naturelle des particules radioactives dans les eaux salées.

La hausse de la sûreté nucléaire

Accident de Fukushima @skyDans un premier temps, la centrale de Fukushima a plutôt bien encaissé le tremblement de terre et le tsunami résultant. Elle est restée debout. Mais c’est la perte d’alimentation en eau et en électricité, bien trop lente à être rétablie, qui a entraîné l’accident dans les heures qui ont suivi. Trois explosions d’hydrogène auront lieu les 12, 14 et 15 mars 2011. Certains dispositifs techniques absents du design japonais auraient dû éviter les déflagrations et diminuer considérablement la contamination locale. Cette défaillance a conduit à revoir la sûreté de toutes les centrales au monde, y compris des 58 tranches françaises. Si les deux réacteurs de Fessenheim ont été fermés, tous les autres doivent subir une vaste mise à jour, à 51 milliards d’euros, pour continuer à fonctionner au-delà de 40 ans.

La Chine, devenue leader de l’atome

Base réacteur Zheujang San Ao en Chine @CGNLe début des années 2010 laissait espérer une renaissance de l’atome civil pour l’industrie. Les besoins croissants d’électrification des usages et la nécessité de baisser les émissions de CO2 étaient un boulevard pour les EPR français et les AP1000 américains, les réacteurs le plus modernes alors de la planète. Mais le coup d’arrêt donné par Fukushima a entravé ces plans de développement. Pendant cette décennie de ralentissement, c’est la Chine qui a eu le temps de se mettre à niveau déployant ses premiers réacteurs Hulaong One, dont le premier a été branche en septembre 2020. D’ici 2030, Pékin sera la première puissance nucléaire devant la France et les États-Unis.

Ludovic Dupin @LudovicDupin

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