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15 chansons écolos pour mettre du vert dans votre playlist musicale

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What a Wonderful World

Louis Armstrong, 1967

Je vois des cieux bleus, et de blancs nuages,

l’éclatant jour béni, la sombre nuit sacrée,

et je me dis tout bas, quel monde merveilleux“.

À  travers cette sacralisation de la nature, Louis Armstrong chante le bonheur et l’amour, qui se répercutent, grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel, jusque sur les visages des passants. 

 

Poème sur la 7éme

Johny Halliday, 1970

Vous m’affirmez, qu’il y avait du sable,

et de l’herbe, et des fleurs, et de l’eau,

et des pierres et des arbres, et des oiseaux ?

Allons, ne vous moquez pas de moi

C’est un ovni absolu dans la carrière du rocker. À la fin des années 60, le chanteur veut parler d’environnement. Il demande à Philippe Labro de lui écrire un texte. Lu sur la 7ème symphonie de Beethoven, il s’agit du récit apocalyptique d’un homme qui doute que l’eau fraiche, les arbres, les fleurs aient jamais existé.

 

Fais comme l’oiseau

Michel Fugain et le Big Bazar, 1972

Fais comme l’oiseau,

Ça vit d’air pur et d’eau fraîche un oiseau,

d’un peu de chasse et de pêche un oiseau,

mais jamais rien ne l’empêche l’oiseau d’aller plus haut ».

Un hommage à la liberté et à la simplicité du très engagé Michel Fugain. Celui-ci a toujours exprimé le sentiment de ceux qui ont souhaité un jour ou l’autre s’extirper de la frénésie de leur quotidien. Ce célèbre refrain “Fais comme l’oiseau” répond à la question posée par le chanteur : “Dis comment peut-on vivre aujourd’hui, dans la fureur et dans le bruit, je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu“.

 

L’écologie : Sauvons la Planère !

Assassins, 1985

Et sans un radical changement dans les comportements

Ni la prévention ni les conseils ne stopperont cette catastrophe naturelle

Naturelle, naturellement pas

Car les victimes sont les fautifs cette fois

Quand un des groupes qui a fait émerger le rap en France (avec NTM et Iam) s’empare d’environnement, c’est forcément très fort et sans concession. Rockin’ Squat (alias Mathias Cassel) ne fait l’impasse sur aucun sujet : déforestation, couche d’ozone, pollution des océans, disparition de la mer d’Aral…

 

Beds are burning

Midnight Oil – 1987

Comment pouvons-nous danser quand notre Terre tourne ?

Comment dormons-nous pendant que nos lits brûlent ?

Le groupe australien Midnight Oil porte un double message dans sa chanson, environnemental et social. Il demande la restitution des terres aux aborigènes, prises par les colons britanniques, tout en s’inquiétant de l’impact de l’activité humaine sur l’environnement, notamment des Holden (marque automobile) fonctionnant au diesel. Peter Garrett, le chanteur, deviendra d’ailleurs ministre de l’Environnement de 2007 à 2010.

 

When we gonna learn

Jamiroquai – 1992

Ne parlez pas de quantité, car il n’y a plus de poisson dans la mer, 

des hommes avides ont tué toute vie.

Et tu ferais mieux d’écouter la nature, ou elle reprendra tout (…)

Oh tu as bouleversé l’équilibre, fait la seule chose que tu sais faire,

maintenant ma vie est entre tes mains“.

C’est l’une des toutes premières chansons sorties par le groupe britannique Jamiroquai et elle est sans détour. Le chanteur et auteur Jay Kay y raconte comment l’homme détruit progressivement l’environnement et la biodiversité afin de faire du profit. Pour sortir du cercle vicieux, il faut réveiller le monde avant qu’il ne s’autodétruise.

 

L’air du vent (Pocahontas)

Laura Mayne –  1995

Tu crois que la Terre t’appartient tout entière,

pour toi ce n’est qu’un tapis de poussière,

moi je sais que la pierre, l’oiseau et les fleurs,

ont une vie, ont un esprit et un cœur“.

Dans cette chanson tirée du dessin animée Pocahontas, l’héroïne invite le colonisateur à ouvrir les yeux sur la planète qu’il s’apprête à détruire, mais qu’il ne sait pas véritablement voir et appréhender.   

 

L’Hymne de nos campagnes

Tryo  – 1998

Assieds-toi près d’un vieux chêne

Et compare-le à la race humaine

L’oxygène et l’ombre qu’il t’amène

Mérite-t-il les coups de hache qui le saignent ?

Le texte est terriblement naïf, mais terriblement évident. À la fin des années 90, cette balade écolo de Tryo, qui appelle à respirer et à profiter de l’eau fraiche, fait chantonner toute la France. C’est clairement l’une des œuvres qui a fait rentrer l’écologie dans l’inconscient collectif. (Musicalement, préférez la version 98 au remix de 2019)

 

Respire

Mickey 3D, 2003

Je vais te raconter l’histoire de l’être humain

Au début y avait rien, au début c’était bien

La nature avançait, y avait pas de chemin

Puis l’homme a débarqué avec ses gros souliers

Des coups de pieds dans la gueule pour se faire respecter

En 2003, c’est la grosse déprime pour Mickey 3D qui sort ce “Respire” où un “vieux” raconte à un gamin l’histoire de l’humain qui a détruit la Terre. “T’es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou qu’on remplit tous les jours comme une fosse à purin“, lui dit-il. Ambiance ! Le clip vaut le coup aussi. 

 

Carbon Monoxide

Cake, 2004

Trop de monoxyde de carbone à supporter, où est l’air ?

Après les voitures, après les bus, après les voitures, après les camions,

après ça mes poumons seront fichus.

Le groupe de rock indépendant californien s’en prend à l’omniprésence de la voiture qui rend l’air irrespirable. Los Angeles est en effet particulièrement connue pour être une ville faite pour la voiture et pour ses embouteillages records. Avec son ironie habituelle, John McCrea, le chanteur et parolier, dit qu’il souhaiterait ne pas être juste un piéton qui respire tout cet air.

 

Society

Eddie Vedder – 2007

Tu penses que tu dois vouloir plus que ce dont tu as besoin,

tant que tu n’auras pas tout tu ne seras pas libre.

Société, tu es une race folle,

j’espère que tu ne te sentiras pas seule sans moi.

Ce titre phare de la bande originale du film “Into the Wild” exprime l’incompréhension du chanteur face à une société de consommation rendue folle par l’abondance de biens. Eddie Vedder, le chanteur du groupe Pearl Jam, exprime dans cette chanson la volonté de s’écarter de cette folie pour s’éloigner vers de plus grands espaces.

 

Ocean

John Butler – 2012

Pas de couplets, pas de refrain. Seul avec sa guitare, John Butler s’improvise en interprète des océans.  La magie opère. Le musicien incarne tour à tour le calme, les grondements, le déchaînement du grand bleu. La nature devient musique, ou l’a toujours été, semble nous dire John Butler. Encore faut-il apprendre à l’écouter.

 

Le lac Saint-Sébastien

Anne Sylvestre, 2000

Tiens se dit le lac Saint Sébastien, ils s’improvisent magiciens,

ils déracinent et ils bétonnent, ils font le vide et ils s’étonnent

que les saisons aillent de travers et que s’étendent le désert“.

On connaissait le féminisme d’Anne Sylvestre, moins ses engagements écologiques et pourtant la chanteuse, décédée l’année dernière, signe un vrai manifeste pour la préservation de la nature. Elle fait ici chanter le Lac Saint-Sebastien et lui donne une voix, comme d’autres voudraient lui donner un statut juridique.

 

All the good girls go to hell

Billie Eilish – 2019

L’Homme n’est qu’un imbécile.

Pourquoi essayons-nous de le sauver ?

Ils s’empoisonnement eux-mêmes maintenant

et ils implorent notre aide“.

Son clip apocalyptique est aussi saisissant que sa chanson. La jeune américaine Billie Eilish incarne ici un ange descendu sur Terre, engluée dans une nappe de pétrole et confrontée aux incendies qui se multiplient. Un message de soutien à Greta Thunberg et aux marches pour le climat, dit Billie Eilish sur Instagram.

 

Les Sequoias

Pomme – 2020

Avant les arbres assassinés, avant que tout soit emporté,

je veux retourner dans l’allée, entendre les séquoias pleurer“.

Dans cette version encore plus intimiste à l’autoharp, Pomme évoque avec cette sensibilité son besoin de nature, cette inspiration vitale. L’artiste veut “marcher dans l’allée des séquoias“, ces mythiques arbres que l’on pensait indestructibles et qui sont aujourd’hui menacés par le changement climatique

La Rédaction

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