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2023 encore plus chaud que 2022 : on vous explique pourquoi

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temperatures record 1er janvier 2023 ScottDuncanWX

Publié le 05 janvier 2023

ENVIRONNEMENT

Le début de l’année 2023 est la continuité de l’année 2022. Il est marqué par des températures particulièrement douces en France et en Europe, avec des records battus dans plusieurs villes. Des prévisionnistes britanniques estiment que 2023 devrait dès lors encore se classer parmi les plus chaudes, sous l’effet du changement climatique et du phénomène El Niño. De quoi nourrir les critiques contre les mots du président Emmanuel Macron sur l’impossibilité de prédire la crise climatique.

L’année 2023 sera l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre. C’est ce que prévoit le Met Office, l’organisme de météorologie britannique. Ses prévisions annuelles, publiées en fin d’année dernière, suggèrent que la température moyenne mondiale pour 2023 devrait se situer entre 1,08°C et 1,32°C au-dessus de la moyenne de la période préindustrielle. 2023 serait ainsi la dixième année consécutive avec des températures qui dépassent d’au moins 1°C les niveaux préindustriels. Pour rappel, l’objectif de l’Accord de Paris est de maintenir cette hausse sous la barre des 1,5°C.

El Niño, le retour

En cause, l’augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre et le retour du phénomène El Niño, qui devrait succéder à La Niña. “La Niña a un effet de refroidissement temporaire sur la température moyenne mondiale. Pour l’année prochaine, notre modèle climatique indique la fin des trois années consécutives de l’état La Niña avec un retour à des conditions relativement plus chaudes dans certaines parties du Pacifique tropical, explique le Dr Nick Dunstone du Met Office, qui a dirigé les prévisions de température mondiale pour 2023. Ce changement conduira probablement à ce que la température mondiale en 2023 soit plus chaude qu’en 2022″.

Jusqu’à présent, 2016 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, au niveau mondial. Mais 2022 l’a détrônée dans plusieurs pays notamment européens. Ainsi, l’année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée en France, en Espagne, au Royaume-Uni, mais aussi en Italie, en Suisse, en Irlande ou encore en Allemagne. On se souvient d’un été particulièrement chaud, le plus chaud jamais enregistrée en Europe, mais ce sont les températures de la fin 2022 et du début 2023 qui inquiètent les chercheurs.

Le 1er janvier 2023, il a par exemple fait 24,9°C à Bilbao, au nord de l’Espagne, 18,9°C à Varsovie en Pologne, 24°C à Dax et 18,6°C à Châteauroux. “2023. 1er jour. L’Europe vit l’évènement thermique le plus incroyable depuis plusieurs siècles. Des centaines de records mensuels nationaux et/ou absolus, datant des années 1800, sont battus parfois de plusieurs degrés. Ce n’est pas de la fiction. C’est aujourd’hui. Et bonne année”, a tweeté en réaction le Dr Serge Zaka, agro-climatologue très actif sur le réseau social. Il déplore l’impact, souvent ignoré, de telles anomalies sur les végétaux “soumis à un faux-printemps”.

“Qui aurait pu prédire la crise climatique ?”

Dès lors, la phrase d’Emmanuel Macron, “qui aurait pu prédire la crise climatique?”, prononcée lors de ses vœux aux Français le 31 décembre, a d’autant plus de mal à passer, notamment auprès des nombreux scientifiques qui alertent depuis des décennies sur l’accélération à prévoir des impacts du changement climatique, y compris en France. Beaucoup s’en sont donnés à cœur joie sur les réseaux sociaux pour railler le Président de la République, à l’instant de Christophe Cassou, climatologue, directeur de recherche au CNRS et auteur principal du 6e rapport du Giec.

Météo France note ainsi que “la raréfaction des vagues de froid est un marqueur du changement climatique : la dernière vague de froid à l’échelle du pays remonte à février 2012, bientôt 10 ans”. Et si ces vagues de douceur hivernales sont généralement bien accueillies, elles ont toutefois de nombreux impacts négatifs sur l’enneigement, les risques accrus d’avalanches, la fonte des neiges précoce qui alimente les fleuves avec risque de crues, sans oublier les conséquences sur l’agriculture.

Concepcion Alvarez @conce1     

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