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27 collectifs de salariés s’unissent pour faire bouger leurs entreprises

Réduire les déchets, développer l’utilisation du vélo au sein de l’entreprise, sensibiliser ses dirigeants au développement durable… Des salariés engagés dans la transition écologique et sociale se sont rassemblés et ont créé le mouvement Les Collectifs. Leur objectif : transformer leurs entreprises de l’intérieur. 

Au total, ce sont 27 collectifs de salariés issus de grands groupes français comme Airbus, Michelin, Engie, EDF ou encore Ubisoft qui se sont unis. Après avoir fait le constat qu’il existait de nombreux collectifs, sans aucun lien entre eux, ces employés ont décidé de les rassembler pour former un réseau. 

“Il suffit de 10 % des collaborateurs pour changer toute l’entreprise”, selon la Harvard Business Review, citée par Les Collectifs sur leur site

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Pouvoir échanger sur les bonnes pratiques

Ces collectifs de salariés se sont unis pour mettre en commun leurs expériences, les actions concrètes déjà en place, échanger sur les bonnes pratiques ou encore développer des formations. 

“Nos entreprises sont une partie du problème : dérèglement du climat et des écosystèmes, accroissement des inégalités, perte de sens… Nous pensons qu’elles sont aussi une partie de la solution : par l’impact de leurs produits et services, et leur capacité unique à focaliser ressources humaines et économiques dans un objectif donné”, écrivent les membres du collectif dans une tribune publiée sur leur site. 

Prendre en compte les défis et s’impliquer

Les Collectifs repose sur trois convictions : “Premièrement, les entreprises doivent faire de la prise en compte des défis écologiques et sociaux leur priorité. Deuxièmement, les entreprises doivent impliquer et mobiliser toutes leurs parties prenantes et notamment leurs salariés dans cet effort. Troisièmement, les organisations qui réussiront ces transitions seront demain les plus impactantes et aussi les plus attractives pour les consommateurs, investisseurs et futurs salariés.”

Une cartographie a été réalisée par le mouvement Pour un Réveil Écologique. Cette dernière met en lumière les collectifs de salariés déjà en place. Cet outil permet de prendre contact facilement avec ces derniers et de découvrir leur expérience. 

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Réussir à dépasser les freins

Des salariés de l’entreprise Dassault Systemes, dont le collectif représente environ 50 personnes, expliquent avoir mis en place des Fresques du climat, organisé des conférences sur l’impact du numérique, la sobriété ou encore les déchets, et avoir suivi le défi “Rien de neuf”. Le collectif est aujourd’hui en discussion avec le restaurant d’entreprise pour développer les alternatives à la viande et réduire les déchets

Le collectif du groupe EDF, composé de 250 membres, a quant à lui réussi à éliminer 560 000 gobelets plastique par an à Marseille ou à organiser des ateliers de réparation vélo à Lyon. Des changements pas toujours évidents à mettre en place. “En fonction des groupes locaux, les directeurs sont tantôt des alliés, tantôt des freins, ça peut varier en fonction du temps et des humeurs aussi”, peut-on lire dans le témoignage. 

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En entreprise comme ailleurs, chaque action compte

“Il a parfois fallu être provocateurs, notamment lors des rencontres avec le top 50 Engie. Pour créer le débat, il faut parfois aller chercher certaines personnes sur les sujets de désaccord”, conseille le collectif de salariés du groupe Engie. 

Grâce à ce rassemblement, Les Collectifs espère un changement d’échelle de ces diverses actions. “Chaque demi-degré compte, chaque action compte”, écrivent ses membres dans la tribune. “L’ampleur de la tâche qui nous attend collectivement est immense. Mais c’est l’aventure que nous souhaitons pour demain et les années qui viennent : car nous pensons qu’inventer et faire demain est la seule voie et qu’elle est positive et porteuse de sens.” 

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