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500 000 tonnes de betteraves détruites après l’utilisation de pesticides interdits

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Publié le 16 août 2021

ENVIRONNEMENT

Une mauvaise formulation dans un herbicide de la marque Adama va amener à détruire la production de près de 5 000 hectares de betteraves. Cela représente près de 1,5 % de la production nationale, assure la profession qui demande une indemnisation.

Le ministère de l’Agriculture a ordonné la destruction de parcelles de betteraves sucrières dans le nord et l’est de la France. Cela fait suite à la détection d’un risque toxique dans des champs traités avec un herbicide produit par la société Adama. Deux lots de ce produit dénommé “Marquis” ont été jugés “non conformes en raison de la présence, à des taux variables, de trois substances actives interdites dans l’Union européenne“, a expliqué le ministère dans une note.

Cette “phytotoxicité” (toxicité d’une substance chimique pour la croissance des plantes) “serait liée à des erreurs lors des étapes de formulation et de conditionnement des produits réalisées dans les usines de la société Adama en Israël“, selon les autorités. Des investigations sont en cours “pour connaître l’origine de cette contamination croisée lors du process de fabrication“. 273 planteurs dans les Hauts-de-France et le Grand Est sont concernés.

Jaunisse puis gel

Quelque 500 000 tonnes de betteraves sucrières vont devoir être détruites, a déclaré à l’AFP Cyril Cogniard, président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) Champagne-Bourgogne. Cette estimation à confirmer représente 1,5 % de la production nationale ! “Après la jaunisse, le gel, c’est un coup dur pour les planteurs, mais ils comprennent que le principe de précaution soit appliqué“, a souligné Cyril Cogniard. “Le consommateur est 100% protégé, mais l’agriculteur est 100% touché, il doit tout détruire sans savoir s’il va être indemnisé“, dit-il.

Des discussions avec la société Adama sont en cours pour trouver un “accord amiable”, poursuit-il. Adama “a fait une erreur, les agriculteurs en ont été victimes, ils doivent être indemnisés rapidement“, a-t-il poursuivi. Un autre herbicide de la société Adama est mis en cause. Six lots de produit “Goltix Duo” ont été jugés non conformes en raison de la présence de diflufenican, une substance active approuvée dans l’UE, autorisée sur les céréales mais pas sur les betteraves, a indiqué le ministère.

La Rédaction avec AFP

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