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À 100 jours de la COP26, la diplomatie climatique sous pression

Alors que les canicules, incendies, inondations se multiplient un peu partout dans le monde, la diplomatie climatique est de retour. Les ministres de l’Environnement de 51 pays se sont en effet réunis dimanche et lundi à Londres pour préparer la COP26, le prochain grand sommet climat prévu à Glasgow (Écosse), dans moins de 100 jours. En parallèle, 195 pays planchent sur le prochain rapport du GIEC.

À la fin de la réunion ministérielle, la responsable climat de l’ONU, Patricia Espinosa, a jugé “très positif” que des représentants soient venus d’Asie, d’Amérique Latine, d’Afrique, mais surtout de pays clés comme les États-Unis, la Chine ou l’Inde, selon The Guardian.

Il s’agissait en effet de la première réunion physique de ces ministres de l’Environnement depuis la dernière COP, en décembre 2019. La crise sanitaire n’a pas facilité les discussions climatiques ces derniers mois.

Un optimisme toutefois vite tempéré : “Le dialogue a commencé”, mais “il reste beaucoup de travail et beaucoup de défis à relever pour rassembler tout le monde“, a-t-elle poursuivi.

Rester sous la barre des 1,5°C

Le président de la COP26, le ministre britannique Alok Sharma, a lui aussi salué des “progrès”, tout en reconnaissant que “des différences significatives persistent”.

Parmi les principales avancées : le Canada et Allemagne auraient fait un pas pour atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars par an d’aide aux pays les plus pauvres dans la lutte contre le réchauffement.

Les participants se sont aussi accordés sur le fait que la COP26 doit maintenir le seuil du réchauffement à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.  

En revanche, Patricia Espinosa a regretté que de nombreux pays n’aient pas adopté de plans nationaux assez ambitieux pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. À l’instar de la France.

Résultat : “Le monde est actuellement sur la voie opposée, il se dirige vers une hausse de 3°C”, a-t-elle averti. Incitant à  “changer de cap de toute urgence”, rapporte le site de l’ONU.

De plus, si la plupart des 51 pays reconnaissent que le charbon n’est “pas compatible avec cet objectif” des 1,5°C, ils ne se sont pas engagés à l’abandonner. Ce qui est nécessaire pour freiner assez le réchauffement, a rappelé Alok Sharma.

Nouveau rapport du GIEC avant la COP26

En parallèle, des représentants de 195 pays du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) se réunissent en ligne pour adopter leur prochain rapport. Un document qui pourrait peser sur la COP26.

Son “résumé pour les décideurs”, attendu le 9 août, se négocie à huis clos pendant deux semaines. Il doit actualiser les prévisions climatiques mondiales : hausse de la température à venir, augmentation du niveau des océans, des événements extrêmes…

Le GIEC publiera deux autres volets du rapport début 2022. Celui sur les impacts du réchauffement, dont l’AFP a dévoilé une version préliminaire, esquisse un avenir très sombre d’ici 2050. Un autre volet concerne les solutions pour atténuer ces impacts.

Ces éléments et les catastrophes climatiques de l’été 2021 seront-ils faire avancer assez la diplomatique climatique ? Certains craignent que le regain d’intérêt pour le climat ne soit que passager. “Dès que ces tragédies seront terminées, nous oublierons probablement et continuerons comme avant”, s’est ainsi inquiétée sur Twitter la militante Greta Thunberg. Aux représentants de la COP26 de lui prouver le contraire.

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