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À l'heure du bilan, la Convention des Entreprises pour le Climat lance la “CEC Academy” pour poursuivre le mouvement

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Publié le 01 juillet 2022

La Convention des entreprises pour le climat (CEC) acte II. Après 9 mois de réflexion et 6 sessions plénières, les 150 entreprises qui ont participé à l’aventure calquée sur celle de leur aînée, la Convention citoyenne pour le climat, lancent la “CEC Academy”. Les formations seront déclinées en fonction des régions, de la taille des entreprises ou encore des secteurs, afin de “réinventer l’entreprise, l’aligner sur les limites planétaires et entrer dans une économie régénérative” soulignent les membres de la CEC.

Neuf mois après la première session, on accouche de notre beau bébé“, se réjouit Yannick Servant, cofondateur de la Convention des Entreprises pour le climat (CEC), lors de la présentation de la 6e et dernière session des entrepreneurs engagés. Faire passer les entreprises de la politique des “petits pas” à celle “des grandes enjambées” était l’ambition initiale de l’initiative : à l’heure du bilan, les participants affichent sans retenu leur enthousiasme.

C’est le commencement d’un long parcours qui nous apprendra à collaborer avec l’ensemble de nos écosystèmes. Des CEC naissent dans toutes les régions, dans toute l’Europe, nous, irréductibles gaulois de l’entreprise de demain deviendront les leaders d’une transformation si évidente“, se réjouit ainsi Caroline Van Renterghem, membre de la CEC. “Après une journée à la CEC, on en sort plus vivant à la fin qu’au début ! C’est une aventure incroyable, un collectif puissant pour positionner les enjeux aux bons endroits”, remarque Christophe Sempels, qui a également accompagné des sessions de la CEC. “On espère passer à plus grande échelle pour essaimer la méthodologie, la culture et l’esprit de la CEC“, affirme de son côté le fondateur, Éric Duverger. 

La coopération pour renouveler les modèles

Pour atteindre cet objectif, les membres ont annoncé la création de la “CEC academy”. “La formation, c’est le préalable à l’action“, précise Éric Duverger. L’objectif de la formation sera ainsi de “capitaliser sur la méthodologie appliquée pendant la CEC qui a prouvé son efficacité“, indique-t-il. Les 150 entreprises participantes ont en effet toutes présenté des feuilles de route pour transformer leur modèle d’affaire en tenant compte du changement climatique et des limites planétaires et “entrer dans une économie régénérative“, répètent les membres de la CEC. Autrement dit, une économie qui ne se “contente plus de réduire les externalités négatives mais répare et génère des impacts positifs nettes“, explique Christophe Sempels.

La CEC academy va garantir la colonne vertébrale de la formation“, martèle Éric Duverger. L’esprit et les exigences de la CEC seront reflétés dans les formations pour favoriser l’émergence d’un écosystème coopératif d’acteurs. En effet, “si une entreprise veut faire les choses bien, elle les fait plus chers et se retrouve face à un “dilemme du prisonnieren se demandant ce que vont faire ses concurrentes“, explique Yannick Servant, cofondateur de la CEC. “Pour dépasser cette tension, la réponse fondamentale est la coopération et c’est pour ça que nous avons lancé la CEC“, ajoute ce dernier. Les formations favoriseront ainsi ces coopérations d’entreprises qui décident collectivement de renouveler leurs modèles économiques et modes de production pour trouver des solutions et débloquer des redirections écologiques.

10 propositions aux élus

La “CEC academy” déclinera ses formations “en fonction des territoires car les industries sont différentes d’une région à une autre mais aussi en fonction de la taille des groupes“, précise Éric Duverger. “Nous avons déjà 30 opportunités de créations de formations“, souligne-t-il. L’initiative se construit et les membres bénévoles recherchent des partenaires privés et publics pour pérenniser le modèle et structurer les compétences.

Toutefois, si “les entreprises peuvent faire beaucoup de choses, elles ne peuvent pas tout, elles ont aussi besoin du politique“, nuance Grégoire Fraty, membre de la CEC qui avait précédemment contribué à la Convention citoyenne pour le climat. Ainsi, pour encourager les indispensables changements, la CEC va faire 10 propositions aux élus, comme l’obligation de publier un indice biodiversité, de fixer les bonus des dirigeants en fonction des stratégies climat ou encore de généraliser les bilans carbone. Ce programme sera présenté au gouvernement et aux parlementaires en septembre. D’ici là, les élus auront peut-être l’opportunité de suivre une formation !

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