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[À l’origine] De 1919 à aujourd’hui, les légendaires vélos Mercier reviennent en France

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Publié le 17 avril 2021

Ils faisaient partis du patrimoine français. Les Cycles Mercier, la marque de Raymond Poulidor dont il arborait le maillot violet lors du Tour de France de 1964, a connu son heure de gloire dans les années soixante mais n’a pas résisté à la concurrence étrangère des années quatre-vingt. Plus de 100 ans après sa naissance, la légendaire marque se remet en selle, en France, en relocalisant une partie de sa production dans les Ardennes. Tout un symbole. 

C’était en 1960. Raymond Poulidor pédalait sur son vélo Mercier, âge d’or de la célèbre marque. À cette époque, les Cycles Mercier, nés en 1919, faisaient partie intégrante du patrimoine français. Dans la manufacture de Saint Étienne dans la Loire, berceau de la révolution industrielle française, les ouvriers ne chôment pas. Les vélos Mercier, assemblés entièrement en France depuis les années trente, sillonnent les routes de l’Hexagone.

En 1975, c’est l’apogée. L’entreprise enregistre une production de 150 000 vélos à l’année. Mais le succès ne dure pas. Comme tout le tissu industriel français, les Cycles Mercier font face à la concurrence étrangère, américaine et asiatique surtout. Passés entre les mains de Cycles France-Loire et d’un groupe néerlandais, les Cycles Mercier vivotaient jusqu’à récemment. 

Réindustrialisation de la France

Depuis les années 2000, la société a été rachetée par l’entrepreneur Jean-Marc Seghezzi. Jusqu’ici les vélos étaient construits en Asie et une faible partie au Portugal. Mais les Cycles Mercier entament un virage et ont annoncé leur grand retour en France. L’entreprise se remet en selle dans les Ardennes, à Revin, aidé par la volonté de réindustrialisation de l’État via notamment, les aides du plan de relance et le Fond d’accélération des investissements industriels. Au total, l’entreprise investit 2,5 millions d’euros et promet la création de 270 emplois d’ici cinq ans. 

“Face à l’engouement pour le Made In France et le dynamisme du marché de la mobilité douce en Europe, l’entreprise fait le choix stratégique de se réinstaller en France. Une décision prise dans un contexte international perturbé par la crise sanitaire et qui marque un tournant pour la marque centenaire”, note dans un communiqué l’entreprise. Il faut dire que tous les astres sont alignés. 

Explosion des ventes de vélo 

Le marché du vélo en France a bondi de 25 % en un an, selon l’Union sport et cycle. Au total, le secteur a enregistré un chiffre d’affaires de trois milliards d’euros, un record. “Avec la crise sanitaire, il y a eu un désamour des transports en commun au profit du vélo en tant que mode de déplacement”, explique Joseph d’Halluin secrétaire générale de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). “On constatait déjà un petit boom du vélo en région parisienne notamment, là, c’est une hausse vertigineuse”

Les ventes explosent à tel point que la pénurie guette la chaîne d’approvisionnement. Si l’arrêt de certaines usines en Asie explique en partie le phénomène c’est le passage d’un marché de niche à celui d’un marché de masse qui se joue. Les Cycles Mercier ne sont pas les seuls à avoir choisi la piste de la relocalisation pour mieux s’adapter à la demande, c’est aussi le cas du fabricant O2Feel

Marina Fabre, @fabre_marina

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