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Actualisation des données sur les niveaux d’empoussièrement à l’amiante

Le rapport d’activité Meta 2021 sur les mesures d’exposition aux poussières d’amiante vient d’être mis en ligne : il est téléchargeable sur le site de l’INRS et sur celui du ministère du Travail.

Contenu du rapport d’activité Meta 2021

Environ 250 nouveaux processus sont identifiés dans ce rapport d’activité Meta 2021. Sur la totalité des mesurages recensés depuis le lancement de ce travail en 2012, environ 83 % concernent la sous-section 3 (retrait et encapsulage des matériaux amiantés) et environ 16 % concernent la sous-section 4 (interventions d’entretien ou de maintenance sur des matériaux contenant de l’amiante). La majorité des mesurages recensés concernent donc des chantiers de désamiantage et de démolition.

Ce travail de consolidation des données de mesurage des niveaux d’empoussièrement à l’amiante par la méthode Meta est engagé depuis 2012. Le rapport d’activité Meta 2021 et son annexe intègrent les résultats des mesurages effectués en 2020, qui viennent se rajouter à tous ceux faits depuis 2012.
 

Niveaux d’empoussièrement aux fibres d’amiante : choix de la méthode Meta

Depuis le 1er juillet 2012, la méthode réglementaire de comptage des fibres d’amiante en milieu de travail est la microscopie électronique à transmission analytique (Meta), qui remplace la microscopie optique à contraste de phase utilisée antérieurement.

La campagne Meta de 2010 menée par la Direction générale du Travail (DGT) a en effet montré la fiabilité de l’utilisation de cette méthode de mesurage dans tous types de situations de travail et ce quel que soit le niveau d’empoussièrement. La méthode Meta permet de distinguer les fibres d’amiante des autres fibres. Elle permet également le comptage des fibres les plus fines, jusqu’alors non observables avec l’ancienne méthode.

Cette technique de mesurage permet de contrôler les niveaux d’empoussièrement des processus exposant aux fibres d’amiante et de vérifier le respect de la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP).

Dans ce rapport Meta, le critère de recherche d’un processus est caractérisé par :

  • le champ d’activité (retrait ou encapsulage de matériau contenant de l’amiante en sous-section 3, intervention sur matériau amianté en sous-section 4),
  • le matériau concerné,
  • la technique ou le mode opératoire utilisé,
  • les moyens de protection collective mis en œuvre (travail à l’humide, captage à la source).

Il peut s’agir par exemple :

  • du sciage d’un conduit en amiante-ciment avec humidification,
  • du retrait d’un flocage d’amiante par grattage après imprégnation à cœur,
  • du perçage d’une cloison amiantée avec l’utilisation d’une capsule de gel hydrique.
     

Depuis 2012, plus 300 000 résultats de mesure, avec la méthode Meta, des niveaux d’empoussièrement à l’amiante ont été enregistrés par des organismes accrédités dans la base de données Scol@ (système de collecte des organismes accrédités qui n’est pas libre de consultation par le public). Ces résultats sont commentés chaque année dans le rapport d’activité Meta (à télécharger) et une partie de ceux-ci sont intégrés dans l’application Scol@miante, qui est librement consultable sur le site de l’INRS. A ce jour, environ 120 000 de ces résultats remplissent les critères requis pour être exploitables dans Scol@miante (notamment prélèvements sur opérateurs, analyses réalisées dans le respect des normes en vigueur, descriptif des déterminants du prélèvement et de la mesure correctement renseigné, information fournie sur la présence d’amiante dans le matériau lorsque l’analyse dans l’air ne comptabilise pas de fibre d’amiante). 

Apports de l’application Scol@miante

Scol@miante permet à un utilisateur de réaliser une évaluation a priori des expositions à l’amiante lorsqu’il est face à une nouvelle situation de travail mettant en jeu des matériaux amiantés. Pour obtenir une estimation du niveau d’empoussièrement à l’amiante dans une activité donnée, l’utilisateur doit renseigner :

  • l’activité concernée (sous-section 3 ou 4),
  • le matériau concerné,
  • la technique ou le mode opératoire employé,
  • le mode du travail à l’humide (ou son absence),
  • le type de captage à la source (ou son absence).

L’application affiche une estimation du niveau d’empoussièrement (en fibres par litre d’air) assorti de son indice de confiance :

  • Le résultat du niveau d’empoussièrement correspond à la valeur du 95e centile de la distribution des données renseignées (qui couvre 95 % des situations mesurées).
  • L’indice de confiance repose sur le nombre de mesures sur lequel s’appuie cette estimation. Un minimum de 10 mesures est requis pour afficher un résultat. Plus un processus dispose de résultats de mesure, plus cet indice sera élevé et plus l’estimation du niveau d’empoussièrement sera robuste.

Lorsqu’elle n’a pas de retour d’expérience (par exemple lors de la première mise en œuvre d’un processus), une entreprise peut ainsi s’appuyer sur les estimations de Scol@miante pour mettre en place des mesures de prévention adaptées aux niveaux d’empoussièrement susceptibles d’être rencontrés. Cette estimation ne pourra pas toutefois se substituer à l’obligation d’évaluation du niveau d’empoussièrement des processus par un organisme accrédité (voir la brochure ED 6367).

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