fbpx

Allègement de la dette des pays pauvres contre investissements verts : l'idée venue du FMI et de la Banque Mondiale

https://www.novethic.fr/fileadmin/Siege-Banque-Mondiale-Washington-WorldBank.jpg

Publié le 22 avril 2021

FINANCE DURABLE

Les pays à faibles revenus se retrouvent pris en étau d’une dette trop élevée et de la nécessité de réaliser des investissements verts pour assurer l’avenir de leur pays. La Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont monté un groupe de travail pour tenter d’apporter une réponse commune aux deux problématiques, en allégeant la dette en échange d’investissements durables. Des premières conclusions sont attendues lors de la COP 26.

La crise du Covid-19 met l’économie mondiale sous pression. Mais ce sont les pays à faible revenus qui en subissent les plus lourdes conséquences. La baisse de leur activité économique amplifie la charge de leur dette, tout en les empêchant d’investir pour s’adapter au changement climatique. Ce constant, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque Mondiale l’ont dressé lors de leurs rencontres de printemps. “En alourdissant le fardeau de la dette des gouvernements, qui était déjà à des niveaux records avant la crise, ils se sont retrouvés avec moins de ressources à investir dans une reprise qui mettra également la planète sur des bases plus durables“, déplore ainsi la Banque Mondiale.

Pour y remédier, les deux institutions ont imaginé une solution innovante. L’idée consisterait à alléger la dette des pays pauvres, en échange d’investissements verts. Un groupe de travail technique, réunissant des représentants des deux institutions de Washington ainsi que des Nations Unies et de l’OCDE, a ainsi été mis en place cette semaine pour “étudier des options créatives pour aider les pays à relever ces défis simultanés“.

Premier jalon à la COP 26

Ce travail ne fait que commencer“, souligne la Banque mondiale. “Mais nous pensons qu’une approche proactive est essentielle : nous devons examiner de près comment les solutions potentielles aux défis du climat et de la dette peuvent être intégrées pour faire face aux principaux problèmes de développement de notre époque.

Si aucun calendrier n’a été détaillé pour l’annonce de mesures concrètes, la COP26, qui doit se tenir en novembre à Glasgow, en Écosse, est dans tous les esprits et pourrait servir de jalon à ce groupe de travail. “Nous allons travailler avec la Banque mondiale. Et d’ici la COP26, nous avancerons sur cette option d’échange de dette“, a indiqué Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI. “Bien sûr, il appartiendra alors aux créanciers et aux pays débiteurs de décider de l’adopter ou non”, poursuit-elle.

La situation financière des pays les plus pauvres atteint en effet des niveaux dramatiques. Il y a un an, les pays du G20 avaient adopté un moratoire sur leur dette. En retardant le paiement des intérêts, ces pays pouvaient affronter plus facilement la crise sanitaire. Début avril dernier, ce moratoire a été étendu jusqu’à la fin de l’année. Le FMI a par ailleurs annoncé le 5 avril une nouvelle aide d’urgence pour les 28 pays les plus pauvres pour un montant de plus de 800 millions d’euros.

Arnaud Dumas avec AFP

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article

|

Partagez cet article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram
Partager sur pinterest
Partager sur email

Soyez-les premiers à diviser les accidents par 2 en 24 mois

Jours
Heures
Minutes
Secondes