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Amazon conteste aux USA la création d’un premier syndicat


Creative Commons - Pixabay

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Amazon ne veut pas de syndicats en son sein. « Faux départ pour le premier syndicat américain d’Amazon. L’entreprise de Seattle conteste le vote qui a eu lieu dans un entrepôt de New York le 1er avril, et a jusqu’aux vendredi 8 avril soir, pour soumettre ses objections sur le vote d’un entrepôt de New York, et 22 avril pour présenter ses preuves. Au total, 8 325 travailleurs de l’entrepôt JFK8, situé dans le quartier de Staten Island, étaient sur la liste des votants. Appelés à voter en personne du 25 au 30 mars pour rejoindre ou non l’Amazon Labor Union (ALU), 4 852 salariés ont glissé un bulletin dans l’urne. Le oui l’a emporté à 2 654 voix contre 2 131.  D’après des documents officiels déposés jeudi auprès de l’agence fédérale chargée du droit du travail (NLRB), Amazon a demandé plus de temps pour soumettre des objections étayées au scrutin. Le géant du commerce en ligne accuse notamment des militants de l’ALU d’avoir « intimidé » des salariés » raconte Le Monde.

Le deuxième employeur des États-Unis ne compte pas accepter sans lutte ce premier mouvement de représentation syndicale. Et pour le contester, la direction assure que la campagne était déloyale, une position jugée absurde par le syndicat. « Le Syndicat national de la distribution (RWDSU) fait des reproches similaires à Amazon dans le cadre d’un scrutin sur la syndicalisation d’un autre entrepôt, à Bessemer, dans l’Alabama. Le vote est terminé, mais pas le décompte : le non mène avec 993 bulletins, contre 875 oui, mais il reste 416 bulletins dits « disputés », qui décideront du résultat. Une audience doit décider dans les prochaines semaines si ces bulletins doivent être ouverts et pris en compte. Il pourrait ensuite y avoir d’autres recours légaux. En attendant, le RWDSU a déjà déposé jeudi une série d’objections auprès du NLRB sur le comportement d’Amazon, qu’il accuse d’ingérence. Selon l’organisation, les manageurs d’Amazon ont, par exemple, interdit les discussions sur le vote dans l’entrepôt, ainsi que les prospectus pro-syndicats dans les espaces de repos, tout en autorisant la documentation anti-syndicats » conclue le quotidien.

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