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Amazon est accusé de profaner des terres sacrées en Afrique du Sud

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Publié le 18 mai 2021

GOUVERNANCE D’ENTREPRISE

Amazon est au cœur d’une nouvelle polémique. Le géant du e-commerce a choisi d’installer son siège africain dans la ville du Cap, ville portuaire d’Afrique du Sud mais le lieu choisi, un terrain de 70 000 m² pose problème. L’emplacement est considéré comme sacré par les peuples Khoï et San, les descendants des premiers habitants de la région. 

70 000 m². C’est la taille du terrain qu’Amazon a choisi pour installer son siège africain au Cap. Un investissement de plusieurs millions de dollars avec, à la clé, une promesse de milliers d’emplois. La ville a donné son autorisation pour la construction d’un complexe commercial et résidentiel de neuf étages sur un espace vert en bord de rivière. Mais l’emplacement pose un sérieux problème aux peuples Khoï et San. Ces derniers, qui sont des descendants des premiers habitations de la région, accusent Amazon de profaner leurs terres ancestrales et plaident l’importance culturelle et environnementale du site.

“Notre patrimoine sera complètement anéanti”, explique à l’AFP Aran Goringhaicona. “Cet endroit a une grande signification spirituelle pour nous“, ajoute le chef traditionnel à la tête d’un collectif opposé au projet. Le site est aussi un symbole de la lutte contre les puissances coloniales. La première de ces batailles, en 1510, a vu les Khoï défendre le territoire contre les Portugais. Compte tenu des problèmes d’inondations mais aussi de sécheresse chronique au Cap, les opposants questionnent aussi la célérité et la validité des approbations environnementales signées par la ville, explique Leslie London, président de l’Observatory Civic Association (OCA). 

L’exemple de Rio Tinto

La municipalité soutient que le risque d’inondations est “minime” et que le site sera construit au-dessus de la ligne de crue centennale. Le site était jusqu’ici protégé par une désignation patrimoniale provisoire qui a expiré en avril 2020. Pour honorer ce patrimoine, le promoteur promet de construire un centre culturel géré par des groupes autochtones, comprenant un jardin médicinal, un sentier de randonnée et un amphithéâtre en plein air. Un projet approuvé par la majorité des peuples autochtones de la province, assure Liesbeek Leisure Properties Trust, le promoteur en question. Mais un groupe d’opposants résiste toujours. 

Ce n’est pas la première fois que des multinationales sont accusées de profaner des terres ancestrales. Récemment, le géant minier Rio Tinto a provoqué un cataclysme en dynamitant la grotte de Juukan Gorge en Australie, un site aborigène d’une valeur archéologique inestimable vieux de 46 000 ans. Considéré comme sacré pour les peuples Puutu Kunti Kurrama et Pinikura (PKKP), ces derniers ont demandé des comptes. Le directeur général et le président de Rio Tinto ont tout les deux étaient débarqués du groupe.  

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

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