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Animaux en danger : prêts à devenir gardiens de la nature ?

La tortue d’Hermann, le gypaete barbu, le dauphin commun… Ces animaux disparaissent dans nos régions, presque sous nos yeux. En France, près de 20 % des espèces sont menacées. Souvent moins médiatisées que les ours polaires ou les éléphants d’Afrique. 

Il s’agit de la sixième extinction d’espèces de masse. Pour sensibiliser les Français à cet effondrement de la biodiversité, le mouvement citoyen On Est Prêt lance le 2 septembre 2021 une nouvelle campagne médiatique : #ZoneSauvage. Au programme pendant quarante-cinq jours : de la sensibilisation au destin des espèces en danger sur les réseaux sociaux, via des influenceurs. Et des appels à l’action des citoyens. 

Jusqu’ici, le mouvement avait surtout ciblé la défense du climat, en soutenant notamment l’Affaire du siècle ou la Convention citoyenne. “Nous avons obtenu une victoire culturelle sur le climat. En revanche, sur la biodiversité, nous réalisons qu’il y a une grande méconnaissance. Or le sujet est tout aussi préoccupant, et corrélé au réchauffement”, explique Magali Payen, fondatrice d’On Est Prêt.

Treize “animaux totem

La campagne est notamment parrainée par Cyril Dion, réalisateur du film Animal, prévu à l’affiche le 24 novembre 2021, et la juriste Marine Calmet. Son ouvrage a d’ailleurs inspiré le slogan de la campagne #ZoneSauvage : “Deviens Gardien.ne de la nature !” 

Des dizaines d’influenceurs, d’acteurs, de musiciens ont aussi accepté de s’associer au programme : Natoo, Rone, Professeur Feuillage, EnjoyPhoenix, Juliette Tresanini, Monsieur Poulpe, Swann Périssé, Shaka Ponk, Lucie Lucas, Toniolife… Tous s’engagent à sensibiliser leur communauté.

Ils mettront notamment à l’honneur sur leurs réseaux treize animaux en danger en France, choisis avec des scientifiques, pour mieux les faire connaître, ainsi que notre impact sur leur déclin. 

Les internautes seront aussi invités à faire un petit test de personnalité pour définir leur “animal totem”, avec des défis associés afin de les protéger. Pour le chardonneret élégant par exemple : éviter de manger des produits contenant des pesticides, car l’oiseau se nourrit d’insectes. Ou planter des haies. 

Crowdfunding pour la faune en danger

Nous avons choisi les animaux comme porte d’entrée de cette campagne sur la biodiversité, et des actions ludiques, en dépit de la gravité de la situation, car notre objectif est aussi de susciter un émerveillement face à la beauté du vivant. D’ouvrir les yeux sur ce que l’on ne voit pas forcément”, poursuit Magali Payen. Qui rappelle cette phrase de Jacques-Yves Cousteau : “On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l’on aime.”

En parallèle, les internautes sont encouragés à soutenir le crowdfunding Zone Sauvage du mouvement sur la plateforme KissKissBankBank. Le but : financer des projets de sauvegarde des milieux sauvages. Par exemple, aider l’association ASPAS à acheter 140 000 mètres carrés (soit 14 hectares) de forêt permettant à diverses espèces d’animaux d’y vivre librement. Ou encore aider le centre Athénas à terminer de financer son infirmerie pour animaux blessés. 

Une campagne très tournée vers les réseaux sociaux, et donc vers les jeunes, mais qui espère toucher plus large. “Nous avons constaté qu’en s’adressant aux jeunes, on se fait entendre des parents et des grands-parents. Et qu’il faut toucher le grand public pour finalement toucher les politiques”, veut croire Magali Payen. 

L’opération sera aussi lancée en simultané dans trois autres pays européens : l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne. Rendez-vous donc le 10 octobre, à la fin de la campagne, pour évaluer l’extension de cette nouvelle “zone sauvage”. 

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