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Après sa condamnation, Shell promet d’accélérer sa stratégie climatique après sa condamnation aux Pays-Bas

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Publié le 10 juin 2021

ENVIRONNEMENT

Le géant pétrolier Shell, condamné le 26 mai par un tribunal néerlandais à réduire ses émissions de CO2 de 45 % d’ici 2030, promet d’accélérer sa transition énergétique. Pour l’instant, aucun détail n’a été donné. La major ne compte pas abandonner les hydrocarbures, le pétrole ou le gaz mais dit vouloir prendre des mesures plus ambitieuses que celles déjà annoncées dans son plan climatique cette année. 

Shell maintient sa trajectoire mais passe à la vitesse supérieure. Le géant pétrolier a promis le 9 juin qu’il allait accélérer sa stratégie climatique en réduisant davantage ses émissions carbone. Cette annonce intervient alors que fin mai, le tribunal de La Haye, saisi par des ONG, a ordonné à Shell plus d’efforts pour abaisser ses “énormes” émissions de CO2, en lui demandant de les réduire de 45 % en net d’ici fin 2030 par rapport à 2019. Le groupe avait lui annoncé en février qu’il prévoyait de réduire – comparé à 2016 – son intensité carbone nette de 20 % d’ici 2030, 45 % d’ici 2035 et de 100 % d’ici 2050.

Ce verdict, dont le groupe prévoit de faire appel, “ne signifie pas un changement mais plutôt une accélération de notre stratégie”, écrit le directeur général Ben van Beurden dans un texte publié sur le site Internet du groupe anglo-néerlandais, sans évoquer des mesures précises. “Désormais, nous allons chercher les moyens de réduire davantage encore nos émissions d’une manière réfléchie et rentable”, complète le dirigeant. Il ajoute que “cela signifiera probablement de prendre des mesures ambitieuses mais dosées dans les années à venir”.

Pas d’abandon du pétrolier et du gaz

Mais pas question d’abandonner les hydrocarbures, pétrole et gaz, qui représentent l’écrasante majorité des profits du groupe, et doivent financer la transition énergétique. “Pour une longue période, nous nous attendons à continuer à fournir de l’énergie sous forme de produits pétroliers et gaziers pour répondre à la demande des clients et pour maintenir la solidité financière de l’entreprise”, écrit le dirigeant. Il se justifie en expliquant que si Shell arrêtait de vendre de l’essence ou du diesel, “cela réduirait certainement les émissions”, mais “la demande pour le carburant ne changerait pas”. “Les gens feraient le plein de leurs voitures ou des camions dans d’autres stations-service”, selon lui.   

Du côté de Greenpeace, on se réjouit que “pour la première fois le directeur général de Shell reconnaisse la décision du tribunal et y réponde”, a déclaré pour sa part Andy Palmen, de Greenpeace aux Pays-Bas.  “Mais nous n’avons pas besoin de promesses vides (…) Shell doit réduire ses émissions de CO2 dans toute sa chaîne d’approvisionnement de 45 % d’ici 2030 (…) Il faut montrer la voie et ne pas se contenter de suivre”, selon lui. 

La condamnation de Shell est en tout cas historique et pourrait faire jurisprudence. Cette décision pousse les ONG du monde entier à se saisir de la justice pour attaquer les multinationales quant à leur manque d’ambition climatique. Les majors pétrolières ne sont pas les seules entreprises visées. Les compagnies aériennes pourraient être les prochaines sur la liste. L’enjeu pour les ONG est surtout de pousser les entreprises à prendre des engagements plus ambitieux, avant même leur condamnation.

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

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