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[Articles] Corinne Masiero : « L’écologie, c’est un questionnement »

Connue dela population pour la série Capitaine Marleau , Corinne Masiero l’est aussi afin de son engagement à tous les côtés des rémittents, des précaires. Afin de Kaizen , elle figure son engagement écologique et féministe. Notre rencontre sans langue de bois.

Propos recueillis à travers Pascal Greboval & Sabah Rahmani

Vous avez connu le parcours difficile initialement de votre jeunesse : cette drogue, la rue… Avez-vous l’impression d’incarner ce qu’on prie aujourd’hui la «  résilience  » ?

Mien parcours, ne se résume pas de came et – tapin. D’autres accessoires m’ont créée mais aussi m’ont forgée, sinon je ne me trouverais pas là devant vous parler. Je pas suis pas le cliché. Je pas revendique rien afin de personne. Si des personnes prennent mon “training” comme modèle, cela leur appartient. Néanmoins bien sûr que cette résilience, ça me parle, parce que j’en suis un outils. Il y a beaucoup dans dire sur la résilience ; des gens ne peuvent pas y accéder. C’est ce fruit d’un assuré travail sur moi, et on n’a pas tous une occasion rêvée pour le faire. Une résilience ne a la possibilité exister qu’avec le réseau de gens en ce qui concerne soi, dans la existance de tous les jours, des gens lequel tendent la patoche à un moment.

De quelle manière ça s’est démodé pour vous ?

Cela a été le théâtre. Vingt minutes du ma vie lequel ont tout modifié. J’avais 28 étape. Depuis toujours, je cherchais un sens dans ma vie. J’étais avec des gens laquelle faisaient du théâtre, qui m’hébergeaient, me trouvaient des travail. Je les garde accompagnés pour procurer un coup du main, charger un ensemble de camions. Et durant qu’ils répétaient, une metteuse en scène nous a offert de venir grace à eux faire le échauffement corporel. De ce fait je suis montée sur le plateau. Nous ne connaissais point cet univers. Personnes a fait un ensemble de exercices physiques mais aussi après, on domine fait des jeux d’acteurs. Et à votre écoute, je me suis dit : «  J’ai l’air con, néanmoins personne n’est en matière de jugement.   » Ça a perduré vingt minutes. & quand ça s’est terminé, la metteuse en scène séquestre dit : «  Excellent, maintenant, on ira commencer les répétitions.   » J’ai répondu : «  Nous, je reste à votre écoute.   » Miss m’a donné le rôle sur la en fibre textile suivante et en partant de la, je n’ai oncques arrêté de miser.

Vous dites pas pas être le exemple, mais afin de s’en sortir tel que vous l’avez réalisé, pensez-vous que ceci tient à la part de bonne fortune ou que c’est à chacun du se prendre sous main ?

Oui, il convient se bouger un cul. Mais de temps en temps, on est en état personnel, psychique ou physique, laquelle ne le donne la possibilité pas. On peut également faire partie d’une frange de la entreprise qui ne ce permet pas, vu que on n’a point les codes. Nous viens d’un pègre prolo. Il n’y avait pas d’artistes dans ma groupe social. Ce n’était point un truc compréhensible. Le vrai profession, c’était travailler dans l’usine ou, le mieux possible, monter un boutique. Le reste, c’était pour les bourges. En conséquence on ne peut pas toujours se bouger le croupion tout seul ; c’est important d’avoir des personnes autour de soi anciens qui se charge de nous montrent d’autres objets, pour prendre au sein de nouvelles habitudes. Il convient aussi accepter d’avoir tort, ne point avoir peur au sein de l’inconnu. Comme lorsque tu es habitué à bouffer un ensemble de pâtes au beurre et qu’on t’amène des légumes en wok ; tu dis : «  Ah non ! je bouffe point ça.   » Or, c’est ici qu’il faut réaliser un effort. Dans chacun de balayer devant sa transborde. Mais il faut également que la société, l’État, les régions, ces communautés, amicales ou bien professionnelles, se mobilisent. Parce que si t’es tout seul à te battre contre chacun de nous, t’es dans la merde ! C’est un mixe des deux, le équilibre à dégoter.

Est-ce pour cela uniquement vous vous vous trouvez être engagée en politique, dans le Parti communiste ?

Que les choses se trouvent claires : je pas suis pas jouée dans le Parti communiste ! J’ai eu ma carte au PCF quand j’avais 11 ans. Mais c’était pour faire tel que tout le monde. Et nous ne suis point en accord grace à certains propos proposent un ce parti. Nous déteste les étiquettes. Je ne veux pas avoir concernant le comptes à déplacer à qui sommaire ce soit. Nous n’appartiens à individu. Le collectif InterLuttants auquel je participe n’est ni notre coordination ni la asso, ce sont des personnes qui se retrouvent, en partant de la 2003. On s’est appelés les InterLuttants59, 62, méfie-te du fait que dans les manifs, personnes voulait créer la «  inter-lutte  » d’intermittents, infirmières, étudiants qui se fustigeaient contre les réformes néolibérales. Mais c’est horizontal, il n’y a pas de hiérarchie.

Est-ce important à votre attention d’être libre ?

J’aimerais bien être libre, cependant peut-on l’être ? Nous ne pense pas… De quoi es-tu libre ? De crever chaque seul ? Or, tu ne peux point vivre tout seul ! En ce signifiance, tu n’es point libre.

Mais «  libre dans un conscience  »…

J’aimerais bien, j’y oeuvre. Mais je pas suis pas plutôt intelligente pour cela.

Pour vous, la liberté, c’est une thématique d’intelligence ?

En pièce, oui. Pour moi, quelqu’un d’intelligent, c’est quelqu’un qui doute à tout moment, qui se remet en question et qui accorde d’écouter des gens laquelle ne sont point d’accord et de dire : «  Il y a le problème, écoutons caci que les uns mais aussi les autres disent.   » C’est vraiment difficile à réaliser. C’est en caci sens que nous ne suis point assez intelligente du fait que je monte extrêmement vite dans les périodes et que j’ai un ensemble de a priori complètement cons – mais nous travaille dessus. Quand j’ai un facho en face de moi, entre autre, je vais obtenir du mal à continuer calme, alors uniquement même venant d’un facho, il y a sans doute quelque chose d’intéressant dans entendre. Ne serait-ce que lui installer la question : «  Qu’est-ce qui t’amène à dire les saloperies ?   » Ça ne souhaite pas dire «  être d’accord  ».

Le rapport hommes-femmes vous touche énormément. Vous dites qu’il est très compliqué d’être une femelle, quel que soit le truanderie. Mais comment réaliser avancer cette question ?

Si je ce savais, j’aurais déposé un brevet ! Nous suis partisane pour obtenir mettre des quotas partout. Sinon, personnes ne s’en sortira pas. Il faut contraindre ceux qui disposent de l’argent par la loi. Car ils prédisent tous «  harmonie, oui, on se révèle être d’accord  », toutefois jamais rien pas bouge. C’est également ce qu’on réalisé en moment : bavarder, échanger, se manifester «  ah oui ! j’ai tort concernant le dire ça  », changer de langage spécifique, de point au sein de vue, admettre qu’on s’est complètement trompé. Ce n’est que raement bien agréable, mais c’est en faisant divers trucs comme cela, en semant un ensemble de graines, que cela finira par pousser ! Peut-être que vous ne serons bien plus là quand on pourra trouver la révolte, toutefois ceux qui viendront faire la fenaison pourront la réaliser grâce aux petites spores qu’on aura la totalité et tous repiquées.

Portez-vous ce toast dans le milieu de ce cinéma ? Comment gérez-vous le grand écart entre les précaires et les paillettes ?

Le plus indispensable, c’est de fracasser les clichés. Ces comédiens gagnent parfois beaucoup de fric. Sûr, c’est difficile, toutefois comme dans n’importe quel milieu, que ceci soit chez ces journalistes ou parmi les ouvriers. J’essaie de questionner individus utilisent. En ce moment, sur les tournages, avec le Covid donc la fermeture des auberge [interview réalisée avant le 19 mai, NDLR], ces acteurs ont mode à prendre à elles téléphone et se faire livrer à eux repas par le mec à vélo. Alors je ces interroge : «  Cependant tu sais qu’il est payé 7  euros par jour ! Tu ne domines pas demander à cette régie de faire un ensemble de courses dans la journée ? Tu ne domines pas trouver la autre solution ?   » Il faut à tout moment interroger, voir caci qu’il y a siège les actes. J’essaie d’être cohérente. Entre autre, je refuse de réaliser des pubs dans le but de banque Je n’ai pas envie de réaliser de la pub pour la fabrication de gens qui détruisent la planète, et des sites économique. C’est analogue pour les fringues faites par des enfants ou des détenus politiques en Vente, pour le maquillage négoce avec de la maltraitance animale… Si tu fais de la publicité pour ces marques-là, ça veut révéler que tu es d’accord avec cela se passe derrière. Ou bien alors, c’est uniquement t’es con !

D’où vient votre contrat écologique ?

Je suis né dans l’écologie, j’ai toujours existé comme ça. C’est une histoire d’éducation mais aussi d’information. Ce système vous détruit individuellement mais aussi collectivement. Il est insidieux. Mais à lontemps, tu ne domines plus te mentir. L’écologie, c’est le questionnement : t’aimerais converger vacances ? Mais dans quel endroit ? Afin de aller là-bas, tu vas prendre l’avion ? Est-ce vraiment intéressant ? Tu vas acheter de la coke ? Ah ouais ! c’est marrant de se défoncer. Moi, j’ai aimé me défoncer. Cependant la coke, c’est fait comment ? Par le biais de quel système ? Tu valides toutes les nanas qui sont butées, lequel se font violer sur la Amérique du Sud ? Tu valides ce boulot de la mafia ? C’est important du pouvoir se apprécier dans le miroir endébut de journée, droit dans les globes occulaires, et de se installer la question.

Dans un quotidien, comment vivez-vous ces valeurs ?

Nous ne fais point grand-chose. Je n’achète plus dans les supermarchés, je suis défenseur d’une coopérative d’achats qui propose de ce bio et du appartement. Avec mon type, on a pris le parti un truc chaque con : ne point avoir de baignoire douche, et comme personnes n’est pas pourquoi pas passés aux plage sèches, on prend un seau au sein de la douche et grace au seau, on ira aux toilettes… C’est un peu compliqué ! [rires]. Pour la cuisine, ça fait trente ans que nous suis végétarienne. Nous ne supporte point la maltraitance animale. Le végétarisme se révèle être mieux accepté maintenant, c’est plus simple. Je limite un shopping. J’adorais ces fringues, mais j’ai quasi tout viré. Pas tout parce que nous ne suis que raement bien à poil ! Nous recycle aussi bon nombre. Pour mon profession, je prends ce moins possible l’avion. Les producteurs écrivent la gueule. Ils me disent : «  Demain matin, tu peux être au téléphone théâtre en consacrant l’avion après ait journée de tournage ?   » Mais aussi je leur réponds : «  Non, nous ne veux point, c’est politique.   » Il faut arrêter des choix tel que ça, planter un ensemble de petites graines. Cela me fait de ce bien, tous ces pantomimes au quotidien.

Comment se révèle vous être venue l’idée de ce collectif Pataclown ?

J’ai fondé Pataclown on trouve dix ans. J’avais des potes dans Montréal et là-bas, il n’y domine pas l’intermittence : lorsque ils ne grattent pas, ils n’ont pas de tunes. Nous me disais : «  Moi, j’ai de chance, je jouit de l’intermittence. De quelle manière les protéger ? Sans doute qu’ils peuvent aller chez moi, mais assurément qu’ils n’ont point envie de venir à la maison, et s’ils viennent chez moi, au morceau d’un moment, cela ne va point aller…  » Jaculatoire j’ai imaginé le lieu de existance où chacun dominerait son espace individuel – parce que ces communautés, ça me gave la saucisse ! – mais détails techniques espaces communs afin de travailler, faire un ensemble de trucs politiques, concernant le l’éducation populaire, et autres. Quand j’ai enclenché à gagner correctement ma vie, nous me suis dit : «  Je navigue acheter un chose et créer cet endroit avec un maximum de personnes.   » Cependant si tu réfutes un lieu, celui-ci t’appartient. Comment, par rapport aux gens qui sont dans l’intérieur ne ressentent pas le système pyramidal ? Cela m’a remorquée à consulter un ensemble de oasis, des écolieux. On a préparé des ateliers grace à ceux qui voulaient intégrer le domaine, pour voir cela nous plaisait. Finalement, on a conçu la «  Point ta charte  » qui dit ceci qu’on ne souhaite pas… et ce qu’on veut ! Notre palmeraie est un endroit site sur lequel les gens vont vous rendre, partir, comme ils le souhaitent, du fait que la vie, c’est tel que une plante : ce lundi, ce n’est pas la même uniquement le samedi ; & au printemps, cela n’est pas identique qu’en hiver. Dans notre boutique, c’est pareil !

Pensez-vous que les modes de vie un ensemble de oasis peuvent contrecarrer le système néolibéral ?

Nous veux, mon neveu [rires] ! Sinon je pas le ferai pas !

C’est grâce à Pataclown que vous avez trouvé la permaculture ?

J’allais dire : «  Nous connais, comme tous.   » Cependant visiblement, ce n’est pas le cas… C’est quand aussi bizarre qu’on n’apprenne pas ça dans l’école. C’est le truc de ouf !

J’ai appris la permaculture via des lectures, un ensemble de reportages et un ensemble de rencontres, et l’année dernière, pendant le tout premier confinement : j’ai la possibilité d’avoir un plantation, j’avais plus de temps dans lui consacrer. Mais aussi avec Pataclown, personnes faisait beaucoup de visios, sur la permaculture spécialement. On disait : «  On va réaliser ci, on ira faire ça, et autres.   », mais aussi on s’est fait compte que cela ne s’improvisait point. Maintenant, on réalisé tout pour y aller. C’est la nécessité.

Vous obtenez bien votre existance, vous avez du succès. De quelle manière faites-vous pour conserver les pieds en ce qui concerne terre ?

Je pas pas suis également cool que j’en ai l’air ! Durant des années, j’ai existé «  interdit bancaire  », avec les huissiers qui venaient & dont je n’avais rien à donner. À un moment, j’ai pris conscience qu’il fallait faire absurdité. Surtout quand personnes a acheté en groupe une maison à Roubaix. Au départ, on a été quatre. Et puis lors de, on s’est retrouvés trois. Et pourquoi pas après, j’ai agité les parts un ensemble de autres. Et toujours disponibles, j’ai dû réaliser attention, me dire : «  Mes activité ont une aboutissant sur les autres, plusieurs autres !   » Notre façon de parfaire, c’est du militantisme aussi. J’arrive dans garder les ripatons sur terre du fait que la plupart de mes amis ne sont point des gens du pègre, ni même un ensemble de artistes. D’autre bout, je vis en quartier très célèbre de Roubaix site sur lequel je prends ce métro, le buvotas. Je garde donc la vision de la planète tel qu’il se révèle être pour la majorité des personnes. Forcément, des objets te révoltent lorsque tu les vois ! Si tu vis à Paris en matière de 16 certainement mais aussi qu’autour de vous, t’as que des personnes qui ont un ensemble de tunes, t’en champion pas conscience. & c’est pas de ait faute : t’es point responsable de la fourré d’où tu es sorti·e ! Faut se forcer à avancer poser les ripatons là où cela pue. Pour être projeté qu’il faut uniquement ça change.

Vous en votre for intérieur parlez de votre entourage, de votre oasis… Cette tension extrême est une modèle d’amour. Alors pour quelle raison ça vous prend mal à l’aise quand on indiqué qu’on vous «  aime  » ?

Extrêmement longtemps, j’ai eu la phobie un ensemble de rats. Un chose de ouf ! Nous ne pouvais point voir un xérus. Ça pouvait me faire tomber au sein des pommes. Il y a des phrases qui me écrivent le même effet. 2 mots notamment me font cet fait «  ratisant  » : les mots «  amour  » & «  famille  ». Mais je me soigne ! Pour moi, l’amour, c’est un image qui sert à se défaire des choses point forcément monétaires, néanmoins en lien grace au rapport hommes-femmes. Par de ce vocable, des choses se trouvent être faites et manifestez qui sont dévastatrices : inceste, viol, chantage émotionnel. À cause de caci mot, on réalisé croire aux nanas qu’elles n’ont qu’une envie dans la bonne marche, c’est de avoir le prince charmant hétéronormé et de construire une famille. Durant ce temps-là, personnes ne parle aucune signification permaculture, on pas parle pas d’éducation populaire, on pas parle pas de excès, ni des nanas qui sont maltraitantes, vu qu’il y sous a aussi. Une fois de plus, il faut s’obliger dans créer des mots, la autre façon de songer pour inventer tant monde. Je pas suis pas sociologue et je n’ai pas leur stade, mais Franck Lepage ou Pierre Bourdieu expliquent très convenablement comment on manipule les gens avec des vocables. Le mot «  amour  » en ce qui me concerne, c’est le vocable qui fait un plus de mal dans l’humanité !

Qu’est-ce lequel vous met sous joie ?

J’adore ces vrais fous rires. Un vrai sinoque rire, ça pas ment pas. Tu ne peux point avoir un sinoque rire quand c’est quelque chose de méchant. Parfois tu champion un rire gras, moqueur, pour te foutre de la tête de quelqu’un, néanmoins le fou risette, c’est quelque chose relatives au vraiment humain. J’aime aussi regarder ce sommet des essieux avec des nuages siège et des piafs. Lire un texto d’un pote ou bien d’une potesse laquelle me donne un ensemble de nouvelles, ça me met en satifaction. Voir une manif qui passe & des gens qui se bagarrent, avec de solidarité, ça a la possibilité me faire chialer. Ça me offre la chair pour obtenir poule. Je suis quelqu’un d’assez pessimiste, mais je pense qu’on vit un virage. Le monde est sous marche et, mondialement, il y a une connectique de conscience. À nous grands-parents ont vécu 1936 avec une Sécu, les repos, etc. Avant, cela n’existait pas. Personnes est en wagon de vivre ça. & ça me prend en joie !

Extremum Bio

1964: Création à Douai (Nord)

1979: Fait un simple tour d’Europe en jugement, revient en France aller un bac littéraire, puis sombre avec l’alcool, la drogue et la prostitution

1993: Appert dans Germinal de Claude Berri

2013: Nommée au Empereur de la meilleure débutante pour Louise Wimmer de Cyril Mennegun

Depuis 2015: Évoque le capitaine Marleau dans la série du France 3

Afin de aller plus à dix mille lieues

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