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[Articles] Noé Petit, plus jeune candidat aux élections législatives : « En matière d’écologie je ne lâcherai rien, j’irai jusqu’au bout »

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Candidat de la NUPES (Nouvelle union populaire écologique et solidaire) aux élections législatives, du 12 et 19 juin, dans la troisième circonscription de Loir-et-Cher (Centre-Val de Loire), Noé Petit ne se démonte pas malgré son jeune âge. A 18 ans, il est prêt à passer ses deux dernières épreuves du baccalauréat et à faire face aux autres candidats de sa circonscription, avec sa suppléante, Emma Gillion, âgée de 25 ans. Plus jeune candidat à se présenter à cette élection, sa détermination et son combat pour l’écologie et la justice sociale sont soutenus par le parti Europe écologie les verts (EELV), dont Noël Mamère, candidat à l’élection présidentielle en 2002 sous les couleurs des Verts.

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la politique ?

Je suis extrêmement inquiet vis-à-vis de l’urgence écologique, et angoissé de voir que les années passent sans que rien n’avance pour répondre à cette problématique. Nous n’avons plus le temps d’attendre, je n’ai plus le temps d’attendre, c’est mon avenir et celui de ma génération qui est en jeu. Quand on me demande ce que je veux faire plus tard, je réponds qu’il faudrait déjà que ce plus tard existe. C’est dans cet objectif que je me suis engagé dans la lutte pour l’écologie et aujourd’hui dans la politique. C’est une prise de conscience. Je ne me suis pas levé un matin en me disant que j’allais faire de la politique. Cela s’est fait au fur et à mesure, en voyant à la télévision les glaciers qui s’effondrent, les forêts qui brûlent et les chiffres de la biodiversité qui s’effondrent.

A 16 ans, j’ai créé l’association A bas le béton pour lutter contre les projets de plateformes logistiques, qui allaient détruire des champs et des friches agricoles à Mer, où je vis. C’est par ce biais que j’ai été reconnu régionalement et nationalement au niveau d’Europe écologie les verts (EELV). C’est le parti qui m’a proposé d’être candidat à l’élection législative et l’urgence écologique m’a poussé à m’investir politiquement. J’ai toujours été militant pour EELV mais je suis partisan de l’union entre les partis de gauche depuis longtemps, pour répondre, ensemble, à l’urgence écologique et aux crises sociales et économiques à venir. Je serai militant jusqu’à la victoire de la justice sociale et de l’écologie.

Pourquoi pensez-vous être capable de siéger à l’Assemblée nationale à 18 ans ?

J’ai mené énormément de luttes en très peu de temps, que ce soit au sein de mon lycée, avec mon association, ou en tant que militant écologiste. J’ai toujours été profondément convaincu par les convictions que je défends. En matière d’écologie je ne lâcherai rien, j’irai jusqu’au bout, comme je le fais déjà avec mon association. C’est cette détermination et cette rage de gagner des luttes écologistes et sociales qui font de moi un candidat crédible et tout à fait capable de siéger à l’Assemblée nationale.

L’assemblée nationale est l’instance représentative du peuple français. Il devrait donc être composé de députés de tout genre, de tout âge, de toutes catégories sociales professionnelles, de toutes origines et de tous les milieux. Et pourtant, il y a très peu de jeunes [2/577 députés ont moins de 30 ans]. Il faudrait des députés de moins de 30 ans et de moins de 20 ans pour représenter toute la population.

Quelles sont les propositions de loi que vous aimeriez porter devant l’Assemblée nationale ?

Je serais particulièrement fier de mener une loi pour stopper l’artificialisation des sols et éviter l’étalement urbain pour la protection des espaces naturels et de la biodiversité. Une grande partie de mon combat pour l’écologie démarre de ma sensibilité pour la vie animale. C’est pourquoi, j’aimerais aussi porter des lois ambitieuses sur la condition animale, par exemple en limitant la chasse et en interdisant certaines pratiques dont la chasse à courre et la corrida. Comme sujet sociétal, je serais très fier de soutenir la légalisation du cannabis et le développement de la filière chanvre, que ce soit pour l’industrie avec l’isolation des bâtiments, dans l’alimentation ou encore la cosmétique.

Est-ce que vous pensez avoir vos chances en Loir-et-Cher, situé plutôt à droite de l’échiquier politique ?

Au début, personne n’y croyait mais aujourd’hui l’équipe de campagne est déterminée. On devrait être au second tour, en bonne position, et après on verra. Nous luttons pour décrocher la victoire et faire tomber le député sortant et sa candidature climaticide. Des enjeux énormes se jouent dans les cinq années à venir, on ne peut pas laisser des députés inactifs face à l’urgence écologique, à l’Assemblée nationale.

Dans ma circonscription, quatre-vingt-dix militants se sont mobilisés, dont quarante très actifs. Il y a une mixité intergénérationnelle considérable, le plus ancien à 94 ans et les plus jeunes ont 7/8 ans. La NUPES est un parti qui regroupe des personnes de tous horizons, représentatif de la société. Et c’est pourquoi nous allons faire un très bon score aux législatives.

Êtes-vous soutenu par vos proches dans cette candidature ?

Je suis soutenu par tout mon entourage qui est lui-même sensible à l’écologie. Mais il y a aussi des personnes dans mon lycée, militants d’extrême droite, qui veulent nuire à ma campagne car ils sentent que la victoire est proche. Certains insultent des militants de mon parti, dégradent les affiches, les taguent de propos antisémites parfois, et sur l’une d’entre elles était même inscrite une menace de mort : « Tu finiras comme Jérémie Cohen ». C’était un jeune de confession juive agressé par deux hommes et décédé après avoir été percuté par un tramway à Bobigny.

L’abstention des jeunes est assez importante dans les scrutins, pour l’élection présidentielle plus de 40% des 18-24 ans et 25-34 ans se sont abstenus. Selon vous, quelle est la solution pour remédier à ce manque de participation ?

Quand on parle de politique, on a l’impression que c’est un domaine élitiste et inaccessible, réservé à des diplômés, des intellectuels…. A la base, la politique en République c’est tout le contraire, ce sont des gens du peuple, qui discutent, s’organisent et prennent des décisions. La politique devrait être accessible à toutes et tous, tout le monde devrait pouvoir comprendre. Il faut reconnecter la politique aux citoyens, à la réalité et aux gens du peuple et cela, dès l’école. On ne devrait pas présenter la politique comme quelque chose d’élitiste, ni d’ennuyant, alors que plein de sujets peuvent intéresser les jeunes. La politique inclut tout ce que l’on fait dans notre vie quotidienne.

Il faut que les jeunes s’investissent ou du moins aillent voter, qu’ils ne laissent pas les autres décider pour eux surtout à l’heure du dérèglement climatique.

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