fbpx

Augmentation et prime : le gouvernement veut se réconcilier avec les sages-femmes



Creative Commons - Pixabay

Creative Commons – Pixabay

Cent euros brut de plus par mois et une prime de cent euros net en janvier. Le gouvernement a finalement calibré sa réponse face à la détresse des sages-femmes. « Ces revalorisations, qui seront incluses dans le budget de la Sécurité sociale pour 2022, ont été dévoilées jeudi soir par le ministre de la santé, Olivier Véran, à l’occasion d’une réunion avec les syndicats de sages-femmes. Elles représenteront une dépense supplémentaire de 40 millions d’euros par an, a précisé le cabinet du ministre à l’Agence France-presse (AFP). Les trois quarts des 23 500 sages-femmes en bénéficieront, pour un gain mensuel équivalent à l’augmentation de 183 euros net déjà accordée à tous les personnels hospitaliers fin 2020 dans le cadre du Ségur de la santé. L’annonce fait office d’un rattrapage partiel pour la profession, oubliée de la refonte des grilles salariales négociée pour les infirmières et les aides-soignantes, entre autres » nous apprend l’agence de presse.

Après cinq manifestations en 2021 et des alertes régulières les années précédentes, les sages-femmes en milieu hospitalier avaient accumulé des demandes et toutes n’ont pas été retenues. « La demande d’un statut sur-mesure a ainsi été écartée, M. Véran préférant « conforter leur statut médical au sein de la fonction publique hospitalière », notamment à travers cette « revalorisation significative ». Leurs compétences seront néanmoins étendues à de nouveau domaines, comme l’endométriose, et le ministère entend faciliter la création des « maisons de naissance » gérées par des sages-femmes. Des annonces accueillies froidement par le Conseil national de l’ordre des sages-femmes, qui estime dans un communiqué qu’elles ne répondent pas « aux enjeux de la profession » » relève l’AFP.
Ce rehaussement de salaire qui s’ajoute à celui du Segur de la santé va-t-il permettre de contrer la pénurie de sages-femmes qui se fait sentir dans de nombreux établissements ? C’est la question centrale alors que les conditions de travail sont avant tout difficile par manque de personnel.

Pour en savoir plus ou lire la suite : Source | Lien vers l'article