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Avec 1000 milliards de dollars de valorisation, Tesla explose les compteurs malgré son défi industriel

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Publié le 03 novembre 2021

Le constructeur américain de voitures électriques continue d’affoler la Bourse. Il vient de rejoindre le club des entreprises les plus chères au monde, comme Apple ou Microsoft, en dépassant les 1000 milliards de dollars de valorisation. Les bonnes nouvelles s’accumulent, avec un contrat géant remporté avec Hertz ou encore le titre de voiture la plus vendue d’Europe remporté par la Model 3. Mais la difficile montée en puissance de son outil de production commence à inquiéter.

Jusqu’où ira Tesla ? Le constructeur automobile américain vient de dépasser les 1000 milliards de dollars de valorisation boursière et rejoint le club très prisé des entreprises les plus valorisées au monde. Sans encore atteindre les sommets de Apple et Microsoft (plus de 2400 milliards chacun), Tesla a vu le cours de son action progresser de façon spectaculaire cette année (+40 %). Il devient le constructeur automobile le plus cher au monde, ses plus de 1000 milliards de dollars de capitalisation boursière dépassant de loin celles des autres constructeurs automobiles traditionnels.

La raison pour laquelle la firme californienne a franchi ce nouveau seuil tient à l’obtention d’un contrat juteux avec le loueur Hertz. Ce dernier, qui souhaite électrifier sa gamme, a passé commande de 100 000 voitures Tesla pour un total de plus de 4 milliards de dollars. Il n’en fallait pas plus pour électriser la Bourse !

Autre bonne nouvelle pour le constructeur, la Tesla Model 3 s’est hissée en tête des voitures les plus vendues d’Europe au mois de septembre. C’est une première pour un modèle électrique, le podium des véhicules les plus vendus étant en général remporté par des petites citadines européennes (Volkswagen Polo, Renault Clio, etc.).

Ces nouveaux jalons vont sans doute continuer à aiguillonner les constructeurs automobiles, qui cherchent de plus en plus à s’aligner sur la réussite de l’Américain. Volkswagen, dont la production dépasse les 10 millions de véhicule par an quand celle de Tesla est limitée à 500 000 exemplaires, a notamment prévu un vaste plan d’investissement à la fois pour électrifier sa gamme de véhicule, mais aussi pour développer les logiciels embarqués. Une grande partie du modèle économique de Tesla repose en effet sur ses logiciels, plus que sur ses voitures, et c’est justement pour cette raison que les investisseurs en Bourse le considère plus comme une entreprise de la Tech que comme un industriel de l’automobile.

Encore de nombreux défis

Malgré ses prouesses financières, Tesla fait néanmoins encore face à de nombreux défis. À commencer par celui du passage à l’échelle pour l’industrialisation de ses modèles. Même Elon Musk, le dirigeant du groupe, affiche son scepticisme sur la valorisation de son entreprise. Sur Twitter, il se déclare surpris que les investisseurs aient surréagi au contrat avec Hertz. “Étrange que cela ait bougé la valorisation, étant donné que Tesla a bien plus un problème de montée en puissance de la production, que de demande“, écrit-il.

Tesla doit en effet désormais muscler son outil industriel s’il veut poursuivre sur sa lancée. Les 100 000 voitures commandées par Hertz représentent en effet une proportion élevée de la production annuelle de Tesla, qu’il devra absorber en développant sa production. La Gigafactory de Berlin vient tout juste d’être inaugurée, mais n’a toujours pas démarré la fabrication. L’objectif avancé par Elon Musk de produire 20 millions de voitures par an à horizon 2030 s’avère donc bien ambitieux. Des analystes financiers commencent d’ailleurs à s’en inquiéter. Selon le Financial Times, les analystes de Bernstein estiment que le cours de l’action devrait tomber à 300 dollars d’ici la fin de l’année, contre 1000 dollars actuellement.

Arnaud Dumas, @ADumas5

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