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Bientôt un “Vinted” du vélo en France

Au sortir du premier confinement, Michaël Leidensdorf, entrepreneur bruxellois de 42 ans, cherchait à s’acheter un vélo. Une mission alors presque impossible. Beaucoup de revendeurs de vélos neufs étaient en rupture de stocks, du fait de la hausse de la demande et de la fermeture d’usines de production pendant la crise sanitaire.

En effet, pour la première fois en 2020, le chiffre d’affaires du marché du cycle (vélos, pièces et accessoires) a franchi la barre des 3 milliards d’euros, selon les chiffres de l’Union Sport & Cycle. Les ventes de vélos à assistance électrique (VAE) ont quant à elles bondi de 29 % en France. 

“J’ai donc cherché sur internet où trouver des vélos d’occasion avec une expérience client rassurante et sécurisante”, confie-t-il au site Geeko, le blog high-tech du journal Le soir. Mais là encore, déception. Il fait face à divers types de fraude et ne trouve pas son bonheur. “Vendre ou acheter un vélo d’occasion en ligne est une opération plutôt risquée.”

C’est à partir de ce constat qu’il décide de lancer la plateforme Veloo. Sorte de “Vinted” du vélo, spécialisée dans l’achat et la vente de vélos d’occasion entre particuliers.

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Sécuriser le marché du vélo d’occasion

En créant cette plateforme, Michaël Leidensdorf souhaite alors proposer un site “user friendly”. Sur lequel les transactions monétaires sont sécurisées. Tout comme sur Vinted, les particuliers peuvent soit créer une annonce pour vendre un vélo (homme, femme, enfant ou électrique), soit chercher un vélo d’occasion à acheter. En cas d’achat, la somme est bloquée par la plateforme. Ce n’est que lorsque l’acquéreur confirme que le vélo est bien reçu et conforme à l’annonce que le montant est transféré au vendeur. 

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L’identité des vendeurs est elle aussi vérifiée. Ces derniers doivent télécharger leur carte d’identité sur le site, ainsi que leurs données bancaires. “Quelqu’un qui a volé un vélo ne sera pas forcément d’accord pour partager ce type de données”, justifie le fondateur. 

Un délit encore trop fréquent. La Fédération des usagers de la bicyclette estime entre 400 000 et 500 000 le nombre de vols de vélo chaque année en France. Dont seulement 7 000 sont retrouvés et restitués à leurs propriétaires. La plupart de ces vélos volés sont par la suite revendus d’occasion. Parfois même à l’étranger. Ce que Michaël Leidensdorf souhaite évidemment éviter sur sa plateforme. 

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Faciliter la livraison de vélos de seconde main

L’organisation de la livraison est également prise en charge par la plateforme. Le transporteur récupère la bicyclette chez le vendeur, puis la livre partout dans le Benelux. L’acheteur choisi un créneau de livraison de deux heures. Pour les frais, c’est le vendeur qui choisit soit d’offrir la livraison, ce qui est le cas pour 80 % des annonces de la plateforme, soit d’ajouter le prix à celui du vélo d’occasion. 

Un choix plus économique que d’acheter un vélo neuf, mais aussi plus écologique. “99 % des pièces des vélos sont importées d’Asie”, regrette-t-il. Avec Veloo, le fondateur entend donc stimuler l’économie circulaire.

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Si la plateforme n’est aujourd’hui disponible qu’en Belgique et au Luxembourg, l’objectif est de l’exporter rapidement en France et en Allemagne. Celle-ci devrait également s’ouvrir, d’ici le début de l’année prochaine, aux professionnels. Et proposer de nouvelles catégories de produits de seconde main comme les accessoires, les casques ou encore les tenues de cyclisme. 

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