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[Bonne nouvelle] Face au déclin de sa biodiversité, l’archipel des Glorieuses dans l’océan indien devient une réserve naturelle

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Publié le 13 juin 2021

ENVIRONNEMENT

Les requins pointe noire, les concombres de mer ou encore les tortues vertes des Glorieuses devraient enfin être protégés. La France vient de faire de l’Archipel une réserve naturelle alors qu’elle vise à préserver 30 % du territoire marin et terrestre d’ici 2022. Un engagement que l’Hexagone entend porter lors de la prochaine COP15 biodiversité qui se tiendra en octobre en Chine. 

C’est officiel. L’archipel des Glorieuses, situé dans l’Océan Indien entre Madagascar et l’archipel des Comores, vient de rejoindre le cercle des réserves naturelles nationales. Cette réserve, la 170e de France, comprend l’ensemble des terres émergées, ainsi que les eaux de ce territoire qui dépend des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).  “La création de cette réserve naturelle nationale est une concrétisation phare de la stratégie nationale des aires protégées pour la prochaine décennie (2020-2030), annoncée par le président de la République le 11 janvier lors du One Planet Summit à Paris”, a expliqué l’AFP Bérangère Abba, secrétaire d’État en charge de la Biodiversité.

“Protéger 30% des espaces terrestres et marins français d’ici à 2022 est une belle ambition. Le véritable défi est de placer 10% de nos aires protégées sous protection forte. Au-delà des chiffres, l’enjeu est de concentrer nos efforts sur les “points chauds” de biodiversité dont l’archipel des Glorieuses, et les écosystèmes remarquables qu’il abrite, est un parfait exemple”, a-t-elle ajouté. 

Les “points chauds” de la biodiversité

Chacun des 35 “points chauds” de la biodiversité mondiale accueille au moins 1 500 espèces endémiques et a perdu plus de 70% de sa végétation d’origine. Les territoires français se trouvent dans cinq d’entre eux, selon un document du ministère.  Emmanuel Macron avait visité cet archipel en 2019 pour parler défense de la biodiversité, lors d’un déplacement à Mayotte.

“Grande Glorieuse compte 2 500 espèces, dont 20% sont menacées d’extinction”, avait à l’époque expliqué le directeur de l’environnement des TAAF, Cédric Marteau. Parmi celles-ci figurent les holothuries (concombres de mer), les requins-citron, les requins pointe noire ou les requins pointe blanche. Mais la plus emblématique de ces espèces est la tortue verte dont 2 500 pontes sont enregistrées chaque année sur la Grande Glorieuse.  

Les aires protégées, enjeu de la future COP15

Les aires protégées sont d’une importance primordiale pour la COP15 biodiversité qui se tiendra du 11 au 24 octobre 2021 en Chine. Les États doivent statuer sur un nouveau cadre mondial pour la protection de la nature. L’Union internationale de Conservation de la nature (UICN) et une coalition de pays menés par la France et le Costa Rica appellent à préserver 30% de la planète d’ici 2030. Le 9 juin dernier, les eurodéputés ont d’ailleurs approuvé à une large majorité une résolution réclamant à l’UE des objectifs contraignants à l’horizon 2030 pour préserver la biodiversité du continent, notamment en protégeant 30% des zones terrestres et maritimes. Au moins un tiers de ces zones, dont les forêts primaires encore présentes, devront faire l’objet d’une protection “encore plus stricte”, demandent les députés.   

“Bien que non contraignante, cette résolution envoie un signal important à la Commission et aux États membres pour éviter les pires conséquences de la perte de biodiversité (…) Il faut une obligation juridique pour tous les Etats, les mécanismes volontaires ne fonctionnent pas”, a réagi l’ONG WWF. Reste la question des moyens. Le Parlement réclame qu’au moins 20 milliards d’euros par an soient mobilisés pour les actions en faveur de la biodiversité. 

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