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Brésil : Jair Bolsonaro accusé de perpétrer un génocide contre les peuples autochtones en pleine pandémie

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Publié le 21 août 2021

L’Articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB) a demandé le 12 août à la Cour Pénale Internationale d’ouvrir une enquête sur le président brésilien pour “génocide” et “écocide“. L’association accuse le dirigeant d’avoir profité de la pandémie pour renforcer une “politique anti-autochtone“. C’est la première fois que la demande est réalisée par des avocats autochtones.

L’association dénonce une “politique anti-indigène“. L’Articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB) a saisi le 12 août à la Cour pénale internationale (CPI) afin d’ouvrir une enquête sur le président Jair Bolsonaro pour “génocide” et “écocide“. Rassemblant diverses organisations régionales de lutte pour la défense des droits des peuples autochtones, l’association demande au procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) “d’examiner les crimes perpétrés contre les peuples autochtones par le président Jair Bolsonaro depuis le début de son mandat, en janvier 2019, avec une attention particulière sur la période de la pandémie Covid-19“.

Le dirigeant d’extrême droite est accusé d’avoir mené une politique encourageant l’invasion des peuples autochtones, l’exploitation minière illégale et la déforestation. Rien qu’au Brésil, 1,1 million d’hectares de forêts ont été détruits en 2020, un record depuis 2008, rappelait le WWF fin juillet. Parallèlement, les incursions d’orpailleurs et de bûcherons sont l’un des premiers facteurs de contamination des communautés autochtones par le Sars-Cov-2.  D’après l’APIB, qui tient une plateforme de suivi du Covid-19 au sein des populations autochtones au Brésil, la pandémie a fait 1 179 morts au 16 août, parmi les près de 900 000 autochtones du pays.

“Une politique anti-autochtone”

L’association s’appuie sur des rapports techniques, des documents officiels et des recherches universitaires, qui selon l’APIB,  prouvent “la planification et l’exécution d’une politique anti-autochtone explicite, systématique et intentionnelle” depuis l’arrivée au pouvoir en janvier 2019 du dirigeant d’extrême droite, et particulièrement depuis la pandémie de Covid-19. “Nous ne nous rendrons pas à l’extermination“, souligne Eloy Terena, coordinateur juridique de l’APIB. “Étant donné l’incapacité du système judiciaire brésilien à enquêter, poursuivre et juger ces conduites, nous les dénonçons à la communauté internationale”, a ajouté le coordinateur.

Si la CPI a déjà été saisie contre Jair Bolsonaro, c’est la première fois que les peuples le font avec des avocats autochtones. Déjà en juillet 2020, le chef autochtone Raoni Metuktire accusait Jair Bolsonaro de profiter de la pandémie de Covid-19 pour laisser mourir son peuple. En janvier, il a porté plainte avec l’aide de l’avocat français William Bourdon contre le dirigeant et plusieurs ministres brésiliens pour crimes contre l’humanité.

Pauline Fricot avec AFP

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