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Cachez moi cet alu !

« Je ne crois pas du tout que les adjuvants soient dangereux. » S’exprimant, le 7 janvier, sur les sels d’aluminium contenus dans les vaccins, le ministre de la santé Olivier Véran a fait bondir Didier Lambert, président de l’association d’ « Entraide des malades de myofasciite à macrophages » (E3M). Cette asso se bat depuis près de vingt ans pour la reconnaissance de la dangerosité des adjuvants aluminiques qu’ils considèrent, études à l’appui, comme responsables de leurs maux. « Il ne s’agit pas de croire ou de ne pas croire, M. le ministre, mais de tenir compte de l’évolution des connaissances scientifiques », a répliqué E3M dans un communiqué.
La science, justement, que dit-elle ? Pour les hautes autorités sanitaires du pays, l’aluminium ne présente pas de danger. Parmi les principaux arguments avancés, il y a celui de l’ancienneté de cet adjuvant : il est utilisé depuis 1926 dans le monde entier. Et puis, il a été montré que l’aluminium était rapidement éliminé du corps par voie urinaire. Fermez le ban ?

« J’ai fait une analyse très fine de toute la bibliographie : tout est faux !, réagit Romain Gherardi, professeur de neuropathologie et ancien chef de service du centre expert en pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil. Tout est fondé sur une seule étude expérimentale portant sur uniquement deux lapins, étudiés pendant seulement 28 jours ! Et elle montre que moins de 6 % de l’aluminium injecté dans l’animal en est ressorti au bout du 28e jour. Là-dessus, ils affirment que ça montre qu’on élimine l’adjuvant par voie urinaire, alors que ça montre exactement le contraire : une rétention énorme ! »

De plus en plus d’aluminium injecté

De l’aluminium, Romain Gherardi en a justement trouvé dans les muscles de personnes se plaignant toutes des mêmes symptômes : douleurs articulaires et musculaires, épuisement général… Une lésion caractéristique que le professeur nommera «  myofasciite à macrophages ». Nous sommes alors à la fin des années 1990, les cas se multiplient, et une réplique d’Audiard lui revient en mémoire : « Un barbu, c’est un barbu. Deux barbus, c’est deux barbus. Trois barbus, c’est des barbouzes. »(1) En somme, les cas sont trop nombreux pour être ignorés ou résulter du hasard. Il se plonge alors dans la littérature scientifique. Car si des analyses lui confirment la présence systématique d’aluminium dans les muscles des malades, il ignore encore d’où ce métal peut provenir. Il parvient finalement à établir un lien avec l’aluminium contenu dans les vaccins, découverte qui résonne en lui comme un coup de tonnerre : si ce qu’il soupçonne est vrai, compte tenu des millions de personnes se faisant vacciner chaque année, il est face à une alerte sanitaire de portée mondiale.

Il prend donc son bâton de pèlerin pour tenter d’alerter les autorités sanitaires françaises, mais aussi internationales. Certes, l’aluminium ne semblait pas poser de problème durant plusieurs décennies d’utilisation. Mais les quantités injectées étaient moindres. « Jusqu’à la fin des années 80, il n’y avait qu’un vaccin qui contenait de l’aluminium, le DTP [diphtérie-tétanos-polio], observe Romain Gherardi. À partir des années 1990, on a commencé à en mettre dans presque tous les vaccins, et à multiplier les injections (Hépatite B, hépatite A, méningite, pneumocoque, etc.). On a fait émerger le problème au moment où on a augmenté la quantité d’adjuvant administrée à la population. »

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