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Canicule : cette vidéo montre que non, ce n’est pas normal d’avoir si chaud l’été

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Publié le 21 juillet 2022

ENVIRONNEMENT

Un mois de juillet aux températures records, des milliers d’hectares partis en fumée en quelques jours seulement… Non, ce ne sont pas des aléas habituels de l’été. Pour s’en rendre compte, une animation réalisée à partir des données depuis les années 1880 montre que le réchauffement climatique se fait déjà ressentir partout dans le monde. Intensifiée depuis 2018, l’augmentation des températures n’est pas près de s’arrêter.

La multiplication des incendies en Europe du Sud aura-t-elle servi de déclic pour comprendre les impacts du changement climatique ? 1700 hectares brûlés en Bretagne, 20 000 consumés en Gironde, avec des fumées ressenties jusqu’à Paris et Limoges, des records de chaleur battus au Royaume-Uni et dans 64 villes françaises, 49°C enregistrés sur des panneaux à Madrid, un millier de morts au Portugal et en Espagne attribués à la chaleur… Du 13 au 20 juillet, la canicule a fait de très nombreux ravages.

C’est normal, c’est l’été, disent certains, se voulant climato-rassurants, un mouvement qui vient peu à peu remplacer le climato-scepticisme, mais qui est tout aussi dangereux. Car c’est faire abstraction de l’emballement climatique à l’œuvre actuellement, partout dans le monde. Les canicules ont déjà existé, mais c’est leur fréquence, leur longueur et leur intensité qui sont inédites. Et ces dernières vont encore s’accentuer dans les années à venir.

Une intensification du réchauffement 

Pour se rendre compte de l’intensification du réchauffement de ces dernières années, particulièrement fort depuis 2018, il faut se plonger dans les données mesurées depuis 1880 par la NASA. Le chercheur finnois Antti Liponnen, physicien au Finnish Meteorological Institute, leur a donné vie dans une vidéo comparant l’évolution des températures dans chaque pays du monde, chacun étant représenté par une barre, à la moyenne entre 1951 et 1980. Très parlante, la vidéo a été republiée par les Nations-Unies sur Twitter. 

L’emballement climatique depuis 2018 ainsi que l’augmentation continue des températures depuis les années 1980 sont clairement visibles, et ce partout dans le monde. “On est train, probablement, de vivre l’été le plus frais du reste de notre vie. Le changement climatique est là, les vagues de chaleurs sont là. C’est catastrophique pour nous aujourd’hui. D’ici 2050, cette journée sera probablement normale” indiquait l’experte climat Fanny Petitbon sur BFM TV mardi 19 juillet. 

Cette année 2022 est déjà difficile en France avec un mois de mai le plus chaud jamais enregistré, une canicule de juin comme étant la plus précoce, et des records absolus de chaleur en juillet, comme à Brest qui a atteint 39,3 degrés lundi 18 juillet, battant le record de 2003 qui était de 35,1 degrés, d’après Météo France. Chaque canicule et chaque fort épisode de chaleur assèchent les sols et raréfient les ressources en eau, rendant à chaque fois les territoires et les habitants plus vulnérables.

L’humain est la cause du réchauffement, mais il a aussi le pouvoir de l’atténuer

Des zones vont devenir invivables dans certaines parties du monde. Les conditions en Inde et au Pakistan cette année, où les températures ont atteint la limite de létalité, en ont donné un avant-goût. En France, il faut déjà se préparer à des pics de température à 50 degrés, comme commence à le faire la ville de Paris. Les données sont affolantes, mais il ne faut pas baisser les bras.

L’humain est la cause du réchauffement, mais il a aussi le pouvoir de l’atténuer, en plus du travail d’adaptation. Le réchauffement actuel mondial est de 1,1 degré par rapport à l’ère pré-industrielle. Au cours du siècle, le dépassement de la température moyenne mondiale de 2 degrés semble inévitable, avec des conséquences très importantes que le GIEC détaille. Toutefois, il est encore possible de conserver un monde vivable en redescendant à 1,5 degré d’ici la fin du siècle, seuil fixé par les Accords de Paris. Pour cela, le rapport du GIEC est formel. Les mesures doivent être prises au plus tôt avant 2030.

Fanny Breuneval

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