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Cannabis et schizophrénie vont de paire, pointe une étude


Creative Commons - Pixabay

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Ces vingt-cinq dernières années les cas de schizophrénie couplés à une consommation importante de cannabis ont augmenté. Une étude danoise, publiée dans JAMA Psychiatry, appuie encore un peu plus l’hypothèse d’un lien entre cette drogue et cette pathologie. « En 1995, 2% des diagnostics de schizophrénie dans le pays étaient associés à un trouble lié à la consommation de cannabis. En 2000, ce chiffre est passé à environ 4%. Depuis 2010, il est passé à 8%, selon l’étude » relève Trust my science , qui a repéré cette étude. 

« Je pense qu’il est très important de s’appuyer à la fois sur notre étude et d’autres études pour souligner que la consommation de cannabis n’est pas inoffensive. Il existe malheureusement des preuves suggérant que le cannabis est de plus en plus considéré comme une substance quelque peu inoffensive. C’est malheureux, car nous voyons des liens avec la schizophrénie, une fonction cognitive plus faible, des troubles liés à l’utilisation de substances, etc. », commente l’auteur de l’étude, Cartsen  Hjorthøj.

Depuis des années, le lien entre cannabis et schizophrénie est souligné par diverses observations psychiatriques ou études. Mais s’il est très probable que la consommation problématique joue un rôle, le lien direct et scientifique doit encore être confirmé. « Bien sûr, nos découvertes devront être reproduites ailleurs avant de pouvoir tirer des conclusions fermes. Mais je suis assez confiant que nous verrons des schémas similaires dans les endroits où la consommation problématique de cannabis a augmenté, ou alors où la concentration de cannabis consommé a augmenté, car de nombreuses études suggèrent que le cannabis fortement concentré est probablement le moteur de l’association avec la schizophrénie », ajoute le professeur danois, cité par Trust My Science.

Légal dans quelques pays et dix-neuf Etats américains, la consommation récréative de cannabis est interdite au Danemark. Le niveau de consommation qui est jugé problématique n’est pas contenu dans des critères stables. A l’image d’autres substances nocives, c’est surtout par une dépendance, même légère que l’on peut déterminer un rapport problématique.

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