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Catastrophes naturelles : le coût des dégâts explose cette année

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Orage degats culture sud ouest Philippe Lopez AFP

Publié le 21 juillet 2022

Le début de l’année 2022 est marqué par une succession de catastrophes naturelles liées au climat. Au point que le coût des sinistres indemnisé par les assureurs a explosé, dépassant en seulement quelques mois les dernières moyennes annuelles. Et encore, ces données ne tiennent pas encore compte des dégâts causés par les feux de forêt de ce début d’été. La mise en place de politiques de prévention et d’adaptation aux aléas naturels se fait de plus en plus pressante.

Les catastrophes naturelles liées au climat se sont enchaînées sur les premiers mois de l’année. En Gironde et dans le Sud de la France, les incendies ont ravagé plus de 20 000 hectares de forêt en une semaine, déplaçant des milliers d’habitants et de touristes et détruisant de nombreuses installations. Il est encore trop tôt pour connaître le montant des pertes économiques engendrées par ces incendies, mais ils s’additionneront aux dégâts causés notamment par les violents orages du printemps et du début de l’été. Et la facture s’annonce particulièrement salée.

Selon France Assureurs, l’organisation des entreprises d’assurance, les indemnisations vont s’élever à près de 4 milliards d’euros pour le début d’année. Chute de grêle, orages, inondations… entre le 18 juin et le 4 juillet, alors qu’une cinquantaine de départements étaient placés en vigilance orange, près de 624 000 sinistres ont été enregistrés par les assureurs, pour un montant d’indemnisation de 2,4 milliards d’euros. Ils avaient été précédés, entre la fin mai et le début du mois de juin, par 355 000 déclarations de sinistres causés également par des orages, pour un montant de 1,5 milliard d’euros. Ces sinistres ont concerné autant des habitations, des voitures, des entreprises que des exploitations agricoles.

Plusieurs records battus

En seulement quelques semaines, cette succession d’événements climatiques a établi plusieurs records de sinistres. D’abord sur le seul périmètre des dégâts causés par les tempêtes. Les chiffres d’indemnisation des mois de juin et juillet de cette année n’ont été dépassés qu’une seule fois ces vingt dernières années, en 1999, en raison des tempêtes Lothar et Martin. Ces deux tempêtes avaient entraîné quelques 12 milliards d’euros d’indemnisation. Depuis, le coût des tempêtes dépasse rarement le milliard d’euros par an.

Les tempêtes du printemps dernier battent également le record de coût tous sinistres climatiques confondus (en intégrant la sécheresse, les récoltes, etc.). Selon France Assureurs, la moyenne de coût des sinistres liés au climat entre 2010 et 2019 était de 2,8 milliards d’euros. Entre 2016 et 2021, la facture grimpe, elle atteint 3,5 milliards d’euros. Avec près de 4 milliards d’euros seulement jusqu’à juillet, 2022 se positionne donc parmi les années les plus coûteuses, alors qu’elle n’est même pas encore terminée.

S’adapter pour prévenir les risques

Face à la croissance des coûts des sinistres, les assureurs voudraient renforcer la prévention. L’organisation professionnelle souhaite notamment que les communes soient obligées de se doter de plans de sauvegarde tenant compte des risques naturels. Elle préconise par ailleurs de mieux prendre en compte les aléas climatiques dans la construction ou la reconstruction après sinistre des bâtiments.

Pour les feux de forêt, la démarche est la même. L’augmentation des épisodes de sécheresse et de chaleur extrême, due au réchauffement climatique, risque de voir se multiplier les incendies extrêmes en France. Selon l’Inrae (Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), le risque élevé d’incendie remonte vers le nord du pays et l’intensité des feux s’accentue. Dans un tel contexte, les politiques de prévention qui ont permis de réduire les surfaces brûlées en France depuis les années 80 ne suffiront plus. Pour l’institut, il faut revoir les paysages afin de créer des barrières naturelles à la propagation des incendies.

Arnaud Dumas, @ADumas5

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