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Catastrophes naturelles : L’infographie qui montre que nous ne sommes pas sur la bonne voie pour réduire les risques

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Publié le 26 mai 2022

INFOGRAPHIES & VIDÉOS

En Allemagne, en Espagne ou encore en Inde et au Pakistan, les tempêtes, les températures records et les inondations ont fait la Une des journaux ces derniers temps. Ça ne pourrait être là qu’un avant-goût de ce qui nous attend, à en croire le dernier bilan du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe. Il prévoit que d’ici 2030, 1,5 catastrophe se produira tous les jours. Les populations les plus vulnérables sont les premières concernées.

Plus d’une catastrophe par jour d’ici 2030, c’est le triste scénario que décrit le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), qui a publié son bilan annuel mondial fin avril, en amont de la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe qui a débuté lundi 23 mai à Bali, en Indonésie. Inondations, sécheresse, températures extrêmes, ce sont 560 catastrophes qui se produiraient en moyenne chaque année d’ici la fin de la décennie contre, 400 en 2015.

Le rapport attribue ces catastrophes à une perception erronée des risques guidée par “l’optimisme, la sous-estimation et l’invincibilité“, conduisant à des décisions politiques, financières et de développement qui exacerbent les vulnérabilités et mettent des vies en danger. “Le monde doit redoubler d’efforts pour intégrer les risques de catastrophe dans notre façon de vivre, de construire et d’investir, qui entraîne actuellement l’humanité dans une spirale d’autodestruction“, a déclaré Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies. “Nous devons transformer notre complaisance collective en action“, a-t-elle ajouté.

Infog catastrophes naturelles

Le changement climatique parmi les risques les plus menaçants

En 2015, les États membres des Nations-Unies avaient adopté le Cadre de Sendai, un document international qui vise à réduire les risques de catastrophe, la mortalité moyenne, le nombre de personnes touchées, les pertes économiques et les dommages causés par les catastrophes. Si le nombre de personnes touchées et tuées par des catastrophes au cours de la dernière décennie a effectivement diminué, le rapport de l’ONU montre toutefois que l’ampleur et l’intensité des catastrophes augmentent. L’impact sur les pays en développement est par ailleurs disproportionné, notent les auteurs. La région Asie-Pacifique supporte le coût le plus élevé, avec une perte de PIB imputable aux catastrophes de 1,6 % en moyenne chaque année.

Les phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes qui résultent du changement climatique font partie des risques les plus menaçants, confirme également le rapport. Ainsi, la vague de chaleur qui frappe l’Inde et le Pakistan depuis début mars a été rendue trente fois plus probable par le changement climatique, selon une nouvelle étude d’attribution conduite par le World Weather Attribution. Le mois de mars est le plus chaud jamais enregistré en Inde tandis que le Pakistan a enregistré des températures record.

“Arrêter la spirale ascendante des catastrophes”

“Ignorer délibérément les risques, sans les intégrer dans la prise de décision, revient pour le monde à financer sa propre destruction. Les secteurs essentiels, des gouvernements au développement, en passant par les services financiers, doivent de toute urgence repenser la façon dont ils perçoivent et gèrent les risques de catastrophe. À l’heure de l’examen à mi-parcours du Cadre de Sendai, ce rapport doit être entendu comme un signal d’alarme pour accélérer l’action sur les quatre priorités du Cadre et arrêter la spirale ascendante des catastrophes“, a déclaré Mami Mizutori, représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe et chef de l’UNDRR.

La Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe qui se tient jusqu’au 28 mai à Bali doit permettre de faire le point sur la mise en œuvre du cadre de Sendai, de recommander des actions aux décideurs politiques, et d’échanger sur les bonnes pratiques. Les résultats contribueront à l’examen intergouvernemental à mi-parcours du Cadre de Sendai prévu en 2023.

Concepcion Alvarez @conce1

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