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Ces scandales qui ont changé le monde : le Dieselgate, promoteur du véhicule électrique

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Publié le 09 août 2021

Sans le Dieselgate, les voitures électriques n’auraient peut-être pas connu un essor aussi retentissant. En portant un coup fatal à ces motorisations, qui émettaient moins de CO2 que l’essence, le scandale du logiciel truqué de Volkswagen a obligé les constructeurs à investir massivement dans l’électrification de leur gamme. Toute la semaine, Novethic revient sur des scandales ayant poussé les industriels à changer de technologie.

C’est un petit logiciel qui a mis le feu aux poudres. En 2015, en pleine année de la COP 21, Volkswagen est accusé par les autorités américaines d’avoir installé dans ses véhicules diesel un logiciel permettant de contourner les tests d’homologation sur les émissions. Près de 11 millions de véhicules sont concernés dans le monde, dont 500 à 600 000 aux États-Unis. Pour certains, les émissions d’oxyde d’azote (Nox) dépassent de 40 fois la norme autorisée. Le Dieselgate est né.

Les années noires vont commencer pour Volkswagen, qui devra débourser près de 30 milliards de dollars pour dédommager ses clients américains et payer les amendes. En Europe aussi, le constructeur allemand est poursuivi par les associations de consommateurs. Et il n’est pas seul. Renault, PSA, Fiat, et d’autres font aussi l’objet d’enquête et, en juin 2021, la France finit par mettre en examen plusieurs marques automobiles.

Outre les milliards d’euros que cela aura coûtés aux constructeurs, le Dieselgate a surtout eu pour effet d’obliger l’industrie automobile à se transformer. Les moteurs diesel, dont la technologie avait été affinée pendant de nombreuses années par les constructeurs et leurs équipementiers, présentaient l’avantage d’émettre moins de CO2 que leurs homologues à essence. Les marques automobiles s’appuyaient donc sur leurs ventes de voitures diesel pour atteindre les normes d’émissions de gaz à effet de serre, notamment européennes.

Le salut dans l’électrique

Lorsque le Dieselgate survient, la déconvenue est de taille pour l’industrie automobile. La défiance des automobilistes pour ces motorisations grandit et les ventes de diesel s’effondrent ! En 2017, près de 45 % des immatriculations de nouvelles voitures utilisaient ce carburant. Sur le premier semestre 2021, le diesel ne représente plus que moins de 22 % des ventes, selon l’Association européenne des constructeurs automobile. Toute la stratégie climatique est à revoir.

D’autant que les normes européennes ont tendance à devenir de plus en plus strictes. Aussi bien sur les tests d’homologation des véhicules, qui changent pour se rapprocher des conditions réelles de conduites, que pour les normes d’émissions de CO2. En 2020, les voitures ne doivent émettre moins de 95 grammes de CO2 par kilomètre, sous peine pour les constructeurs, de payer une amende de 95 euros par véhicule vendu pour chaque de dépassement. Tous font face au risque de devoir payer plusieurs milliards d’euros d’amende s’ils ne se transforment pas.

C’est finalement au travers de la voiture électrique que les constructeurs verront leur salut. Ils n’ont plus le choix, ils doivent investir massivement dans la technologie et revoir leurs modèles de production pour s’adapter. D’autant que Tesla est venu bousculer les habitudes des automobilistes en démontrant qu’une voiture électrique pouvait être désirable et en venant à bout des réticences concernant l’autonomie et la fiabilité de ces motorisations. Volkswagen, celui par qui le scandale du diesel était arrivé, y voit sa rédemption. Le constructeur allemand mise tout sur l’électrique et la digitalisation de ses véhicules, avec un plan d’investissement de 73 milliards d’euros annoncé en 2020.

Arnaud Dumas, @ADumas5

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