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Chasse : les effets du plomb sur les rapaces


Creative Commons - Pixabay

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Si l’on connaissait déjà l’impact des plombs de chasse sur la nature, personne ne s’était encore penché sur les effets éventuels de leur remplacement. C’est désormais chose faite, nous apprend Le Monde  : « on peinait jusqu’ici à chiffrer les dégâts. Ou, pour le dire de façon plus optimiste, les bénéfices que pourrait présenter une substitution des munitions actuelles par des projectiles non polluants. Une équipe de chercheurs britanniques vient de s’en charger, pas sur l’ensemble de la faune, tâche herculéenne, mais sur vingt-deux espèces de rapaces. Et le résultat, publié mardi 15 mars dans la revue Science of the Total Environment , apparaît saisissant : en moyenne, le seul changement de projectiles permettrait d’augmenter de 6 % le nombre d’oiseaux de proie dans le ciel européen. » 

En 2018, une agence européenne chargée des produits chimiques avait estimée à plus de 30 000 tonnes de plomb déversés chaque année en Europe à cause de la chasse et du tir sportif.
Des chiffres qui expliquent le risque clair de ces pratiques pour la biodiversité, y compris les animaux non chassés. Sans surprise, les chercheurs britanniques notent des différences très importantes selon les types de rapaces. « Le bénéfice global de 6 % cache de grandes disparités. Chez les aigles royaux, le gain de population serait de 13 %, de 12 % pour le vautour fauve, il atteindrait 14 % chez les pygargues à queue blanche. « Ces espèces sont particulièrement affectées car elles se reproduisent tard, font peu de petits, vivent longtemps, poursuit le chercheur. En plus, elles se nourrissent, régulièrement ou occasionnellement, de carcasses d’animaux morts que les chasseurs n’ont pas retrouvées, oiseaux, canards, lapins, chevreuils… Mais en s’attaquant à des animaux blessés, des rapaces non charognards sont également affectés. » Ainsi, la population d’autours des palombes pourrait croître de 6 %, celles de faucons pèlerins et de busards des marais de 3 %. Le gain pour les buses variables serait plus modeste, 1,5 %, mais cela représenterait quand même 22 000 individus, soulignent les chercheurs » relève le quotidien.

Parmi les possibilités, les autorités européennes planchent sur la possibilité d’interdire les munitions à base de plomb et d’imposer acier et cuivre à l’image de ce qui a été fait au Danemark ou Pays-Bas avec des résultats encourageants.

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