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Chronologie des médias, l’évolution du règlement inquiète Canal +


Creative Commons - Pixabay

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La règle quarantenaire de chronologie des médias est sur le point d’évoluer. Pour protéger l’industrie du cinéma, des délais sont imposés entre les sorties en salles et la commercialisation de VHS ou les diffusions télévisuelles. Mais avec l’arrivée des plateformes de VOD tout est chamboulé. Et notamment depuis une directive européenne de fin 2020. « Le nouvel objectif du texte est simple : se servir de l’aura grandissante des plateformes de SVoD pour faire rayonner la création européenne. Le message est clair, si les services étrangers veulent continuer à engranger de l’argent en Europe, il faudra désormais qu’elles contribuent à l’effort collectif en échange. En France, le Parlement et les gouvernements successifs vont s’emparer du dossier pour adapter la directive européenne en un texte local, le fameux décret SMAD » expliquent Les Numériques  dans un long article sur le sujet.
Les plateformes deviennent ainsi des gros financeurs du cinéma européen et ont donc des arguments équivalents à ceux de Canal + au moment de son lancement. « La seconde jambe de cette nouvelle réglementation sera donc la réorganisation de la chronologie des médias. Et, à ce petit jeu, chacun y va de son coup de pression. Disney+ s’agace de ce calendrier qui l’empêche de jouir de ses propriétés intellectuelles achetées à prix d’or et menace de ne plus sortir ses films en salles pour ne pas avoir à s’y conformer. Netflix se fend d’une lettre directement adressée à la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour se plaindre de la lente avancée des négociations, alors que les obligations de financement ont, elles, été promulguées. Mais c’est surtout Canal+, comme souvent, qui se montre le plus véhément. Alors qu’elle est déjà en plein affrontement avec le football français — des mois de négociations musclées pour finalement perdre la majeure partie des droits au profit d’Amazon —, la chaîne cryptée continue de bomber le torse. “Le cinéma français court droit à sa perte” si les plateformes étrangères entrent dans la ronde, affirme ainsi son patron Maxime Saada » ajoute le site spécialisé. 

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