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Clap de fin pour le projet d’extraction de sable de coquillier en baie de Lannion

Bretagne sable

Publié le 08 février 2022

ENVIRONNEMENT

Une bonne nouvelle pour l’environnement. Le projet d’extraction de sable de coquillier dans la baie de Lannion ne verra finalement pas le jour. Un dossier qui a rencontré une vaste opposition depuis dix ans.

Le projet d’extraction de sable de coquillier en baie de Lannion, objet d’une forte opposition locale depuis dix ans, est définitivement enterré. Il a été abandonné par son exploitant, la Compagnie armoricaine de navigation (Can), une filiale du groupe Roullier, a indiqué Éric Bothorel dans un communiqué. Le député LREM des Côtes-d’Armor a confié à l’AFP :“Le 4 novembre dernier, la Compagnie armoricaine de navigation déclarait auprès du préfet du Finistère l’arrêt définitif des travaux miniers sur la concession (…) dite de Pointe d’Armor (…). C’est une décision de raison, il fallait sortir de ce dossier par le haut”.

Déposé en 2010 par la Can, le projet d’origine visait à extraire 400 000 m3 de sable coquillier chaque année pendant vingt ans, sur une surface de 4 km2 et sur une dune sous-marine indispensable selon les professionnels de la pêche. La sable coquillier est composé de débris de coquilles et sert à amender les terres agricoles pour en diminuer l’acidité. En 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, avait signé le décret autorisant la compagnie à procéder à l’extraction annuelle de 250 000 m3 pendant 15 ans. Trois ans plus tard, devenu chef de l’Etat, il avait finalement renoncé indiquant que les conditions d’exploitation n’étaient pas satisfaisantes.

Vaste opposition

Dès 2009, le dossier a été vivement critiqué par les élus locaux, associations environnementales et groupements de professionnels de la région, parmi lesquels les pêcheurs. Le “Peuple des dunes du Trégor”, qui regroupe plusieurs dizaines d’associations, dénonçait notamment un projet situé “entre deux zones Natura 2000”, dont l’impact sur l’environnement, la faune, la flore, et l’emploi n’a pas été évalué.

Matière première la plus utilisée après l’eau, le sable, composant essentiel du béton, est utilisé partout : les routes, les ponts, les immeubles, le verre, les téléphones et même les cosmétiques. Chaque année 40 à 50 milliards de tonnes de sable sont extraites. Et la demande ne cesse d’augmenter alertait en 2019 l’ONU, malgré les conséquences désastreuses de son exploitation sur l’environnement entre l’augmentation des risques d’inondations et la destruction de la biodiversité.

Marion Chastain @MarionChastain avec AFP

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