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Climat : le cinéma dévoile son scénario pour réduire son bilan carbone

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Publié le 06 juillet 2021

ENVIRONNEMENT

Le cinéma entend limiter son empreinte sur le climat. Dans un plan d’action publié le 30 juin, Le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC) a annoncé qu’il comptait mettre en place des mesures contraignantes pour les professionnels. Les aides financières seront pas exemple conditionnées au respect d’obligations environnementales et la réalisation d’un bilan carbone devrait être requise dès 2024. 

L’environnement passe derrière la caméra. Pour réduire l’impact sur le climat du cinéma et de l’audiovisuel, le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC), qui réunit les professionnels du cinéma et définit le cadre de leurs activités, a annoncé le 30 juin qu’il comptait mettre en place progressivement des normes contraignantes pour les professionnels, d’ici trois ans.

Le plan d’action entend encourager “une politique publique de transition écologique et énergétique” dans le secteur. Parmi les mesures, la mise en place en 2024 de “mesures basées sur un budget carbone de référence des œuvres“, tandis que des aides seront conditionnées “au respect de certaines obligations” en matière d’environnement. Dès 2023, la réalisation d’un bilan carbone “pour toute œuvre ou projet financés par le CNC” devrait être requise. Il faudra par exemple comptabiliser le CO2 émis par certains acteurs, comme les salles de cinéma, des pop-corn aux bâtiments ou les studios de tournage.

Allant du cinéma au jeu vidéo en passant par les industries techniques et l’audiovisuel, pour le président du CNC, Dominique Boutonnat, il s’agit d’ “accompagner la filière pour répondre aux défis climatiques et en faire un moteur de la transformation écologique et énergétique de notre pays.” “C’est une révolution fondamentale”, a-t-il ajouté, “il y aura un avant et un après.”

Sensibiliser et accompagner la filière du cinéma

Pour en arriver là, le CNC prévoit l’an prochain de sensibiliser et accompagner la filière, qui émet environ 1,7 million de tonnes de CO2, “soit le bilan carbone de 185 191 Français, correspondant à la ville de Reims“.  Les professionnels doivent aussi s’accorder sur la façon de mesurer leur bilan carbone ou sur des bonnes pratiques, et mettre en place des formations.

Une vaste tâche selon Marie Carrega, de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, qui a participé au groupe d’experts sollicité. “Gâchis de nourriture, camions remplis de matériel ‘au cas où’ […], il y a une vraie révolution culturelle à faire” a-t-elle détaillé. Ces dernières années, si plusieurs initiatives ont été prises “cela reste des initiatives locales ou marginales, de la débrouille“, a déploré Marie Carrega, pour qui la France n’était “pas en avance” par rapport aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni par exemple.

Le festival de Cannes, qui ouvre le 6 juillet, assure lui aussi avoir placé cette année la protection de l’environnement “au coeur de (ses) préoccupations“. Une compensation financière de 20 euros a été mise en place pour les voyages en avion, les voitures officielles sont désormais en majorité électriques et les bouteilles en plastique ont disparu du tapis rouge. Pour la première fois, le festival a également créé une sélection éphémère de sept films sur l’environnement.

 Pauline Fricot, @PaulineFricot avec AFP

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