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Combien coûtent les conflits au travail ?

La « notion de conflit est négligée dans la réalité du travail, observe Stéphane Lefebvre-Mazurel, directeur de pôles chez OpinionWay. Les dirigeants et responsables en ont souvent une vision macro (grèves ou encore tensions syndicales), mais oublient la vision micro (tensions quotidiennes) qui est pourtant multiple, massive et très impactante pour les entreprises ».

l’Observatoire du coût des conflits au travail, nouvellement créé par le spécialiste des études marketing et d’opinion en partenariat avec les cabinets All Leaders Initiative (coaching et conseil en intelligence collective) et Topics (conseil en stratégie de transformation sociale et digitale), jette un pavé dans la marre.

Selon cette étude*, les conflits au travail entendus comme « tout différend, toute perturbation dans la relation aux autres qui affecte le déroulement de l’activité » d’un salarié, coûteraient en effet l’équivalent d’un mois de travail par an. Ce qui, à l’échelle française, équivaudrait à plus de 152 milliards d’euros annuels.

Temps perdu et démotivation

Ce coût exorbitant repose sur le temps perdu du fait des tensions ou confrontations, rapporté au coût horaire de la main d’œuvre en France (37,70 euros en 2020, selon l’Insee). Ainsi, les deux tiers des salariés interrogés disent être exposés à la conflictualité au travail. Et le temps passé à composer avec de telles situations est estimé à trois heures par semaine en moyenne par salarié, soit 20 jours par an. Sans compter les conséquences en termes de désengagement, de démotivation, d’évitement voire d’absentéisme.

Des coûts cachés qui représentent aussi un potentiel gisement de productivité pour les employeurs désireux de se saisir du problème. Car, toujours selon cette étude, « les répondants décrivant leur environnement de travail comme à la fois très performant et très empreint de sécurité psychologique passent deux fois moins de temps en conflit que la moyenne ».

De fait, les partenaires de cet observatoire souhaitent proposer non seulement « une mesure nationale », mais aussi « un dispositif de mesure spécifique à chaque entreprise », avec un accompagnement ad hoc.

*Étude réalisée en ligne entre le 2 et le 20 septembre 2021 auprès d’un échantillon national représentatif de 974 salariés français (public/privé).

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