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Comme Saturne, la Terre aura peut-être des anneaux… de déchets !

Imaginez, dans quelques années, les héritiers de Thomas Pesquet, en mission dans l’espace. Ils tweetent des photos de la planète Terre vue d’en haut. Et là, tout a changé. Moins de forêts, de glaciers, plus de pollution de l’air. Et, peut-être, des anneaux comme ceux de Saturne… Mais constitués de déchets !

Cette image ne fait pas rêver. Pourtant, c’est ce que prédit Jake Abbott, professeur en génie mécanique de l’Université de l’Utah, aux États-Unis. “La Terre est sur le point d’avoir ses propres anneaux. Ils seront juste faits de ferraille”, a-t-il déclaré dans une interview au Salt Lake Tribune.

Une partie des matériaux abandonnés dans l’espace se consomme petit à petit dans notre atmosphère. Mais une autre partie reste en orbite. Et ce depuis l’envoie du premier satellite le 4 octobre 1957 par l’URSS. Spoutnik était donc aussi le premier déchet humain dans l’espace. 

Depuis, de plus en plus de satellites, de sondes ou de fusées sont lancés. Par différentes agences ou entreprises privées, comme SpaceX. Le développement du tourisme spatial devrait aussi contribuer à cette pollution. 

Plusieurs millions de déchets dans l’espace

Aujourd’hui déjà, l’Agence spatiale européenne (ESA) estime qu’il y aurait 170 millions de débris spatiaux d’un millimètre de diamètre gravitant autour de la Terre. Auxquels s’ajoutent 670 000 déchets de moins de trois centimètres. 

Le professeur américain propose cependant une solution. Faire tourner un aimant au bout d’un bras robotique afin de créer des courants électriques, appelés “tourbillons”. Ces derniers permettraient de contrôler les débris et de ralentir leur course. C’est ce qu’il explique dans une étude publiée dans la revue scientifique Nature, aux côtés d’autres chercheurs. 

Ce système serait aussi un moyen d’éviter de possibles collisions dangereuses. En effet, chaque petit débris peut atteindre une vitesse orbitale de 7 à 8 km par seconde. Et donc, avoir de lourdes conséquences. Mi-novembre, la Station spatiale internationale (ISS) avait par exemple dû modifier sa trajectoire afin d’éviter une collision à risque. L’équipage s’était même préparé à une évacuation d’urgence. 

Après avoir jonché la Terre de nos déchets, nettoyer l’espace pourrait donc devenir l’un des grands enjeux des années à venir. En 2020, la startup Clearspace annonçait d’ailleurs la première mission de nettoyage spatial en 2025. “Après l’éco-anxiété, comment ne pas devenir spatio-anxieux ?”, se demande même Lauren Provost, directrice adjointe de Libération, dans un édito.

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