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Comportements écologiques : les Français mauvais élèves

Moins d’un Français sur deux envisage de changer ses comportements pour accompagner la transition écologique. Et cela place la France en retard par rapport à de nombreux pays.

La transition écologique est un enjeu par définition systémique. Il s’agit d’abord, bien-sûr, de transformer nos systèmes de production et nos infrastructures, de modifier en profondeur notre modèle économique, mais l’enjeu est aussi de faire évoluer nos façons de consommer et nos comportements quotidiens.

Consommer moins, mais mieux, se déplacer autrement, changer notre alimentation sont autant de changements qu’il va falloir que les citoyens adoptent pour réduire notre empreinte carbone, notre dépendance aux ressources naturelles ou notre impact sur les écosystèmes. Problème : les citoyens sont encore très partagés lorsqu’il s’agit d’envisager un changement de comportements individuels. C’est en tout cas ce que montre une étude Ipsos, qui révèle que le citoyens dan le onde sont loin d’être tous engagés dans une démarche de changement écologique. Pire, le Français sont plutôt à la traine sur ces questions. Explications.

Un citoyen sur deux seulement envisage de changer de comportement pour l’environnement

L’organisme d’étude d’opinions a ainsi posé à un panel de consommateurs issus d’une trentaine de pays (Europe, Amérique, Asie…) la question suivante : « En pensant à ce que vous pourriez faire pour limiter votre propre contribution au changement climatique, dans quelle mesure est-il probable ou improbable que vous fassiez les changements suivants au cours de l’année prochaine ?« . Il leur proposait alors une série de comportements écologiques : remplacer les trajets en voiture par des trajets en transports en commun ou en vélo, moins prendre l’avion, recycler ses déchets…

Les résultats montrent d’abord que les citoyen, partout dans le monde, ne sont pas si nombreux à envisager vraiment de renforcer leurs comportements écologiques. En moyenne, il n’y a que 4 comportements qu’une majorité de consommateurs estiment probable d’adopter : acheter des produits avec moins d’emballages, acheter moins de produits neufs, économiser l’eau et économiser l’énergie. Moins d’un consommateur sur deux estime qu’il pourrait moins prendre sa voiture, moins manger de viande ou adopter un système de chauffage plus écologique.

Il ne semble donc pas y avoir de consensus fort chez les citoyens pour adopter des comportements plus écologiquess.

Écologique : les gestes ayant le plus d’impact ignorés

L’étude permet aussi de comprendre que les gestes qui sont le plus susceptibles de recueillir l’adhésion des citoyens ne sont pas vraiment les gestes dont l’impact sur l’environnement est le plus significatif. Par exemple, c’est le fait « d’éviter les produits qui comportent beaucoup d’emballage » qui est le plus largement envisagé par les citoyens des différents pays. Or, ce geste, s’il est certainement utile, est loin d’être le plus important quand on parle de lutter contre le réchauffement climatique, ou même de réduire la pollution globale ou l’impact sur les écosystèmes.

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Si l’on ne devait en choisir qu’un ou deux, ce serait probablement moins prendre sa voiture et moins manger de viande qui devraient arriver en tête des gestes à adopter, notamment du point de vue des émissions de CO2. Or ces gestes arrivent assez loin dans le classement des comportements les plus envisagés, et au total, moins d’un citoyen sur 2 les considère vraiment.

On constate aussi que la volonté d’adopter ces gestes ne progresse pas très vite, et ce malgré les efforts de sensibilisation faits depuis plusieurs années sur les sujets de transition écologique. Entre 2014 et 2022, la part des citoyens prêts à réduire leur consommation de viande n’a ainsi augmenté que de 4 points (passant de 38 à 42%).

La France en retard sur l’engagement et les gestes écologiques

Enfin, l’étude marque aussi le relatif retard de la France sur ces sujets. La France fait ainsi partie des seuls pays (avec notamment la Pologne et les Etats-Unis) où aucun éco-geste n’est envisagé par plus de la moitié de la population.

Seuls 45% des Français se disent prêts à acheter des objets avec moins d’emballages. À peine 35% envisagent de remplacer leurs trajets en voiture par des trajets en vélo ou en transports en commun.

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