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Conseil en évolution professionnelle (CEP) : rôle et missions

Le conseil en évolution professionnelle (ou CEP) est une démarche d’aide à destination des actifs, pour les accompagner dans la réflexion, la construction et la mise en œuvre de leur projet professionnel.

Sommaire de l’article:

Historique et principaux acteurs.

Encore confidentiel, ce service a pourtant été créé le 1er janvier 2015. Il a ensuite été remis au goût du jour en septembre 2018. C’est à ce moment qu’est sortie la « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». 

Cette loi a confirmé les acteurs officiellement désignés pour accompagner les démarches d’évolution professionnelle. Ainsi, il existe 4 opérateurs validés au niveau national :

  • L’APEC pour les cadres.
  • Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi.
  • Les Missions Locales pour les jeunes de moins de 26 ans.
  • Cap Emploi pour les personnes en situation de handicap.

De plus, l’institution publique France compétences a également désigné des opérateurs régionaux pour le public des « actifs occupés ». Retrouvez la liste de ces opérateurs locaux ici.

Par « actif occupé », on entend tous les actifs en emploi dans le secteur privé. Ils peuvent être salariés (CDI, CDD, intérimaires, apprentis…), indépendants, bénévoles ou conjoints collaborateurs. Il n’y a pas non plus de distinction en fonction de la durée de leur temps de travail.

De facto, cette classification exclut les agents et contractuels de la fonction publique. Il existe néanmoins des concepts équivalent au CEP dans le public (ANFH, CNFPT ou CMC).

Les étudiants et les retraités sont également exclus du dispositif de CEP, sauf s’ils occupent un emploi.

Astuce de l’experte.

Si votre profil correspond à plusieurs opérateurs, c’est vous qui pourrez choisir par lequel vous souhaitez vous faire accompagner. Vous pouvez contacter les opérateurs concernés et définir quel organisme sera le plus à même de vous apporter de l’aide par rapport à votre projet d’évolution professionnelle. En effet, vous ne pouvez être accompagné que par un seul opérateur à la fois.

Par exemple, un salarié de moins de 26 ans, qui possède une reconnaissance de travailleur handicapé, pourra tout aussi bien être aiguillé vers la Mission Locale de son secteur que vers Cap Emploi. Selon le critère qui prédomine (âge vs handicap), il sera libre de choisir de se faire accompagner par l’un ou l’autre organisme. Le choix lui est également laissé de se faire accompagner par l’opérateur régional du fait de sa casquette de salarié.

Les critères ne se veulent pas contraignants, pour faciliter l’accès à tout un chacun au dispositif du CEP et trouver l’accompagnement qui fera décoller le projet d’évolution professionnelle.

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Le rôle du CEP.

Le CEP a pour but d’accompagner la personne qui le sollicite dans la réflexion et la formalisation de son projet d’évolution professionnelle. Ensuite, selon les besoins exprimés, il peut également solliciter différents dispositifs et réseaux pour accompagner le demandeur dans la mise en œuvre concrète du projet.

Parmi ces dispositifs on pourra envisager des périodes de reconversion en pro-A, l’utilisation du CPF de transition professionnelle ou toute autre enveloppe de financement liée aux OPCO. Concernant les réseaux, on pourra notamment retrouver la CCI / la CMA, des organismes financiers ou encore des associations locales.

Ainsi, le CEP peut être sollicité dans le cadre d’un projet :

L’accompagnement par le CEP.

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L’accompagnement proposé se fait généralement en 2 temps. 

Une première série d’entretiens va permettre au demandeur de clarifier son besoin. L’objectif est de se poser les bonnes questions pour envisager le projet dans sa globalité (impacts professionnels et personnels). Il lui sera également délivré un premier niveau d’information (débouchés espérés, possibilités de formations, dispositifs de financement existants…). Tout ceci dans le but de construire un parcours cohérent et réaliste à mettre en œuvre.

Selon le niveau d’autonomie du demandeur, l’accompagnement pourra prendre fin à ce moment-là. Le demandeur s’occupera alors lui-même de mettre en application la stratégie et les actions validées.

Si le demandeur n’est pas en mesure de mettre en œuvre le parcours construit tout seul, le CEP pourra continuer à l’accompagner, de manière plus opérationnelle.

Qui peut solliciter le CEP ?

À condition d’appartenir à l’une des catégories mentionnées plus haut, chaque personne peut solliciter le CEP de sa propre initiative. En effet, l’activation de ce service est entièrement gratuite car financée par la cotisation formation des entreprises (contribution CUFPA). Les fonds mutualisés peuvent ainsi servir à tout un chacun de manière égalitaire. De plus, les échanges sont soumis à la stricte confidentialité des acteurs impliqués.

Solliciter le CEP demande néanmoins un fort niveau d’engagement du demandeur. En effet, la majorité des accompagnements sont réalisés sur le temps libre. Quelques dérogations de réalisation sur le temps de travail peuvent exister (en cas d’accord de branche ou d’entreprise).

Il est possible de solliciter le CEP à tout moment au cours de sa carrière et à plusieurs occasions. Dès lors que vous avez une idée d’évolution, il peut être opportun de la faire valider par des professionnels, qui pourront mettre en lumière les points de vigilance à ne pas négliger.

L’évolution en question peut être de votre propre initiative (création d’entreprise, mobilité externe…) ou issue d’une opportunité professionnelle identifiée (mobilité interne, développements de compétences…).

Dans ce dernier cas, solliciter le CEP permet alors d’inclure un acteur spécialisé dans le projet afin de maximiser les chances de réussite pour les 2 parties impliquées.

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Le CEP et l’entretien professionnel.

L’entretien professionnel, qui a lieu tous les 2 ans, est un moment privilégié pour analyser le parcours professionnel et se projeter dans le futur.

Quand le collaborateur arrive à définir son projet professionnel, l’employeur a tendance à l’analyser sous le prisme de la formation uniquement. On retrouve alors le spectre classique de la formation continue (plan de développement des compétences), de la validation des acquis de l’expérience (VAE) ou encore du compte personnel de formation (CPF).

Quand le collaborateur ne se projette pas ou que son idée n’est pas aboutie, l’employeur a vite pris le raccourci de l’envoyer vers un bilan de compétences.

Maintenant, vous savez que le CEP existe et qu’il est assurément le premier maillon de la chaîne pour garantir la réussite d’un projet d’évolution professionnelle. Alors, employeur, respectez les obligations liées à l’entretien professionnel et communiquez ce dispositif à vos collaborateurs d’une part. D’autre part, actif en tout genre, prenez votre carrière professionnelle en mains et construisez-la à votre image.

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