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COP26 : des inquiétudes demeurent sur l’accès des pays les plus pauvres au sommet

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Publié le 25 octobre 2021

ENVIRONNEMENT

À quelques jours de la COP26, qui s’ouvre le 31 octobre à Glasgow au Royaume-Uni, plusieurs avancées ont été annoncées par la présidence britannique pour favoriser l’accès de tous, et en particulier des pays les plus pauvres, au sommet. Mais les coûts sur place, que ce soit pour l’hébergement ou les pavillons, restent prohibitif. Et la crainte de contracter le Covid-19 pour les non-vaccinés demeure.

“Certaines délégations vont certainement être réduites par rapport à d’autres COP en raison des obstacles sanitaires et financiers“, alerte Lola Vallejo, chercheuse à l’Iddri. “On s’attend à ce qu’il y ait moins d’observateurs du Sud car ils nous disent notamment avoir peur de contracter le virus”, complète Aurore Mathieu, du Réseau Action Climat. Le Royaume-Uni est confronté à un nombre croissant de cas, dépassant désormais 40 000 chaque jour, et affiche un taux d’incidence bien plus élevé que dans le reste de l’Europe. Des tests quotidiens seront exigés chaque jour pour accéder à la zone bleue, qui concentre les décideurs politiques internationaux. 

Début septembre, 1 500 ONG avaient demandé – en vain – un nouveau report de la COP26 sur le climat, qui doit se tenir à Glasgow, au Royaume-Uni, du 31 octobre au 12 novembre, estimant “impossible” la tenue d’une réunion “juste et inclusive”. Depuis, plusieurs mesures ont été annoncées. Le gouvernement britannique s’engage ainsi à prendre en charge financièrement les séjours à l’hôtel des quarantaines pour les délégués, les observateurs et les médias, provenant de pays classés en zone rouge. Cette liste rouge a par ailleurs été réduite, passant de 54 pays à sept. En outre, le gouvernement britannique s’est efforcé de fournir des vaccins à ceux qui ne pourraient pas y accéder autrement. Les campagnes de vaccination sont en cours.

4e COP organisée sur le continent européen

“Nous travaillons sans relâche avec tous nos partenaires, y compris le gouvernement écossais et l’ONU, pour assurer un sommet inclusif, accessible et sûr à Glasgow avec un ensemble complet de mesures d’atténuation du Covid. Veiller à ce que les voix des personnes les plus touchées par le changement climatique soient entendues est une priorité pour la présidence de la COP26, et si nous voulons agir pour notre planète, nous avons besoin que tous les pays et la société civile apportent leurs idées et leur ambition à Glasgow” a déclaré Alok Sharma, le président de la COP26.

Reste que le coût des hébergements sur place est extrêmement élevé. Il faut compter en moyenne 1 000 euros par jour pour se loger dans la ville. Des chambres d’hôtel ont été offertes aux petites et moyennes nations qui n’avaient pas encore réservé leur hébergement par la présidence britannique. Celle-ci assure que son fournisseur d’hôtels a “sécurisé environ un tiers du marché disponible pour les chambres d’hôtel à Glasgow, Edimbourg et dans les environs à des prix raisonnables”.

Du côté de la société civile, on mise sur l’entraide. “Tout un réseau s’est mis en place pour permettre aux observateurs du Sud d’être logés pour une somme symbolique par des militants écossais”, témoigne Aurore Mathieu, du RAC. Nombre d’observateurs ont également déclaré que le coût de location des pavillons de la Cop26 est considérablement plus élevé qu’à la Cop25 à Madrid, avec une augmentation pouvant aller jusqu’à 30% en raison du Brexit et de la pénurie de matériaux notamment. Cette COP26 s’annonce comme l’une des plus chères de l’histoire. Et donc potentiellement aussi comme l’une des moins inclusives. Notons que c’est aussi la quatrième COP consécutive organisée sur le continent européen.

Concepcion Alvarez @conce1

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