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Coq Sportif, Thomson, Lunii… cinq entreprises qui misent sur la relocalisation

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Publié le 27 septembre 2021

Entre la crise du Covid-19 qui a mis en lumière la fragilité de nos chaînes d’approvisionnement, et le lourd bilan environnemental de ces dernières, certaines entreprises ont pris le chemin de la relocalisation en relançant des lignes de production en France. Vélo, ordinateur, paracétamol… Novethic a sélectionné cinq relocalisations emblématiques. 

Thomson Computing et ses PC français

La crise du Covid-19 a servi de déclic pour Stéphane Français, PDG de Thomson Computing, marque de micro-informatique. “On a vu en 2020 qu’on était complètement dépendant de l’assemblage chinois. Pendant six mois, on n’a plus eu de machine. En même temps, on avait une demande mondiale qui était très, très forte. On a fait le choix de relocaliser une partie de la production”, explique l’entrepreneur à LCI. Pour l’instant, les ordinateurs à bas prix, à moins de 300 euros, sont toujours conçus en Chine mais les ordinateurs haut de gamme sont désormais montés en France, à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne. Un projet qui a vu le jour grâce, notamment à l’aide de la Région Île-de-France. L’entreprise vise 20 % de made in France d’ici trois ans. 

Sequens relance la production de paracétamol

Ce fut un des symboles de notre ultra-dépendance à l’Asie et notamment à la Chine. Alors que le paracétamol, un médicament anti-douleur, a été pris d’assaut lors de la crise sanitaire, les risques de pénurie ont poussé le président Emmanuel Macron à développer une stratégie de relocalisation de toute la chaîne de production de cette molécule sous trois ans. Et le projet avance. Le sous-traitant pharmaceutique Seqens vient ainsi de lancer une nouvelle usine destinée à la production du paracétamol dans la commune de Roussillon, en Isère. Les groupes tricolores Sanofi et UPSA conditionneront, eux, la molécule dans leurs usines, après l’avoir achetée à Seqens.

Le Coq Sportif à Romilly-sur-Seine pour les JO 2024 

L’équipementier français poursuit le rapatriement de son offre textile. Le 14 septembre, le Coq sportif a posé la première pierre de sa future extension à Romilly-Sur-Seine dans l’Aube. Le bâtiment, de 3000 mètres carrés, va permettre de fabriquer les tenues des athlètes français pour les Jeux Olympiques 2022 et 2024. 80 personnes seront embauchées. “Comme nous sommes sur un territoire où le savoir-faire a largement disparu, on a décidé de monter un centre de formation en interne qui va démarrer début octobre“, explique à France 3 le directeur général des opérations du Coq sportif, David Pécard. C’est un retour aux sources pour la marque de sport qui avait quitté son siège de Romilly-sur-Seine dans les années 80 pour se délocaliser et qui a réinvesti les lieux en 2010.

O2Feel, l’engouement pour les vélos Made In France

La France des villes se met au vélo. Un engouement déjà à l’action avant le Covid-19 mais qui a été largement amplifié par la crise sanitaire. Joseph d’Halluin, secrétaire général de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) évoque même une “hausse vertigineuse”. Entre une demande accrue et une filière au ralenti, les délais d’attente ont explosé. La startup nordiste O2Feel, spécialiste du vélo électrique, en a fait les frais et vient de relancer une unité de production en France. Mais difficile de faire du 100 % made in France quand il faut compter plus de 2000 pièces pour un vélo. Face à cet enjeu, certains préfèrent s’associer. Les fabricants lyonnais Oowi et AddBike viennent de créer une ligne d’assemblage commune pour passer d’un marché de niche à un marché de masse. 

Les jouets Lunii reviennent de Chine 

Le succès permet de relocaliser. Les fondateurs des petites boîtes Lunii, qui permettent aux enfants d’écouter et de créer leurs propres histoires sur des enceintes interactives mais sans écran, ont, depuis leur lancement, choisi la Chine pour fabriquer leurs produits. En France, “le coût était bien trop élevé pour de jeunes entrepreneurs débutants”, expliquent-ils. Désormais, les boîtes se vendent comme des petits pains. Près d’un million de jouets ont ainsi été vendus en cinq ans. Fort de ce succès et d’une volonté de réduire les impacts environnementaux, Lunii vient de relocaliser sa production à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques. L’entreprise a choisi de réduire sa marge pour ne pas impacter le prix de Ma Fabrique à Histoires. “Nous espérons qu’une qualité plus fiable permettra de réduire les retours au service après-vente”, soulignent les fondateurs. 

Marina Fabre, @fabre_marina 

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