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Crise sanitaire et télétravail : les préfets des départements en surveillance renforcés doivent “mettre en place un plan d'action”

“Dans les départements qui ont été placés en surveillance renforcée, nous vous demandons de mettre en place un plan d’action visant à renforcer l’efficacité du recours au télétravail et permettre la pleine application des règles fixées en la matière”, écrivent les ministres du travail, de l’intérieur et de la fonction publique aux préfets. L’instruction (voir document joint) est datée du 18 mars 2021, jour de l’annonce des nouvelles mesures de confinement par Jean Castex afin de lutter contre la flambée de l’épidémie de covid-19 avec notamment le variant anglais, et de réduire la pression qui pèse sur les hôpitaux.

Qu’entendent les ministres par “plan d’action” ? Pour le secteur privé – où “les dernières données […] font état d’un niveau de télétravail qui reste inférieur à celui de novembre” – il s’agira simplement pour les préfets de “prévoir […] des contacts plus systématiques avec les entreprises qui peuvent avoir recours au télétravail et des actions de sensibilisation à destination du grand public, des partenaires sociaux et des chambres de commerce”. Il leur est demandé d’organiser “un suivi régulier de l’évolution du niveau de télétravail”, en s’appuyant sur les Direccte, “fortement mobilisés […] à la fois en accompagnement, mais aussi en contrôle”.

Dans le secteur public, les ministres constatent que “le niveau [de recours au télétravail] s’est accru mais demeure encore insuffisant dans certains services déconcentrés”. L’instruction demande que le télétravail soit renforcé pour les agents territoriaux de l’État et qu’un “dialogue social de proximité soutenu” s’ouvre avec “l’ensemble des administrations publiques” pour les “invit[er]” à “intensifier le télétravail”.

“Au moins 4 jours sur 5 en télétravail, c’est l’objectif qu’il faut atteindre et, reconnaissons-le, beaucoup d’entreprises en sont encore loin aujourd’hui”, a indiqué Jean Castex jeudi soir. Il a insisté sur “l’absolue nécessité de respecter les gestes barrières” en cas de covoiturage pour se rendre au travail, après qu’une étude de l’Institut Pasteur a montré que c’est associé à un sur-risque de contamination, plus important que dans les transports en commun où le port du masque est mieux respecté.

Le premier ministre a aussi rappelé que les salariés qui ont “le moindre symptôme de la maladie” ne doivent pas se rendre au travail. La même étude ComCor a en effet montré que près de la moitié des contaminations identifiés dans le milieu professionnel ont été causées par “des personnes qui sont venues travailler alors qu’elles étaient déjà symptomatiques”, déplore le chef du gouvernement.

Enfin, au travail, les repas sont un moment à risque. “Un protocole significativement renforcé pour la restauration collective en entreprise” doit être établi, après concertation avec les partenaires sociaux. La fiche concernant les cantines d’entreprise avait été actualisée début février.

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