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Début 2022 des interruptions électriques sont attendues


Creative Commons - Pixabay

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Le début de l’année 2022 s’annonce tendu sur le marché de l’énergue. « Certains industriels craignent des baisses de production ou des arrêts d’usines en France début 2022, en raison de l’envolée des prix de l’énergie  et de la faible allocation d’électricité à prix garanti qu’ils ont reçue du système de régulation Arenh. Le mécanisme baptisé Arenh (pour “accès régulé à l’électricité nucléaire historique”) permet depuis 2011 aux fournisseurs alternatifs et aux industriels dits “électro-intensifs” d’acheter de l’électricité nucléaire d’EDF à un prix fixe et plutôt modeste, de 42 euros par MWh. Ce prix, basé sur les coûts de production du nucléaire en France, est très avantageux par rapport aux cours de l’électricité sur le marché spot (comptant), qui a oscillé entre 200 et 300 euros par MWh ces dernières semaines, et même par rapport au marché à terme 2022 -celui sur lequel s’approvisionnent les industriels lorsqu’ils ne peuvent plus bénéficier de prix régulés- qui cotait 170 euros par MWh jeudi » explique BFMTV.
 
Les consommateurs industriels ont appris qu’ils ne recevraient moins des deux tiers (62,37%) de leur demande en tarif préférentiel. L’annonce déclenche automatiquement une course à l’échalote des gros consommateurs sur le marché global, entrainant hausse des prix et coupures : « Déjà plusieurs d’entre eux ont procédé ces dernières semaines à des baisses de production comme l’usine de zinc Nyrstar à Auby (Nord), l’aciérie électrique de LME Beltrame près de Valenciennes (Nord), l’électrolyse de chlore de Kem One à Fos-sur-mer. Sans parler d’Ascoval qui produit de l’acier décarboné, passée à deux doigts de délocaliser une partie de sa production en Allemagne, où l’acier, produit à partir de charbon, coûte moins cher qu’en France, alors qu’il émet beaucoup de CO2. Les fournisseurs alternatifs d’électricité avaient demandé à l’Etat de relever cette année le plafond de l’Arenh à 150 TWh cette année, mais le gouvernement n’a pas donné suite “officiellement, parce que la Commission européenne s’y serait opposé”, note un industriel. “Devant la gravité de la situation, et pour une durée temporaire, c’est un obstacle qui aurait pu être levé” estime cet industriel ».

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