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Découvrez les 727 startups françaises à impact positif, référencées par Bpifrance et France Digitale

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Publié le 29 juin 2021

ENTREPRISES RESPONSABLES

[Exclusif] Les startups à impact, celles qui répondent à des enjeux environnementaux et sociaux, poussent comme des champignons en France. Dans une cartographie inédite, que Novethic a pu consulter en exclusivité, Bpifrance et France Digitale en comptent désormais 727 pour 4,4 milliards d’euros investis. Ce mouvement, de plus en plus important, a même fait éclore des champions de l’impact comme Ynsect ou Ecovadis qui sont désormais des licornes. 

Elles luttent contre la pollution plastique comme Clean My Sea, s’engage pour le tourisme responsable tel The Treep, développe des énergies renouvelables avec Wind my Roof, porte un projet de consommation responsable, comme We Dress Fair… En France, les startups dites “à impact” sont de plus en plus nombreuses. Bpifrance Le Hub, qui “accélère les startups investies par les fonds en Innovation de Bpifrance”, et France Digitale, la plus grande association de startups en Europe, dévoilent la première cartographique des startups à impact tricolores. 

SOUS EMBARGO Bpifrance FranceDigitale mappingImpact 2021miniLes deux acteurs ont passé au crible les startups françaises avec pour grille de lecture de l’impact celle des Objectifs de Développement Durable (ODD). Il s’agit de 17 priorités environnementales, sociales et économiques fixées par l’ONU à l’horizon 2030. On y trouve par exemple la lutte contre la faim, l’accès à une éducation de qualité, la lutte contre le changement climatique ou encore la réduction des inégalités. Au total, ce sont 727 entreprises françaises qui ont été identifiées comme “startups à impact”.

Ynsect, Ecovadis… des champions de l’impact

“Avec cette cartographie, on voit l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs soucieux de leur impact sur la société. Ce mouvement n’est pas un signal faible mais une lame de fond”, explique Frédéric Mazzella, cofondateur de BlaBlaCar et coprésident de France Digitale. “Il s’agit ici de donner de la visibilité et de la lisibilité à cet écosystème avec ce premier mapping qui est voué à être actualisé chaque année”, explique Frédéric Mazzella. 

Dans le détail, on apprend que 66 % des startups à impact référencées ont levé 4,4 milliards d’euros depuis leurs créations, avec en moyenne des levées de fonds d’environ neuf millions d’euros. D’autres ont explosé les records jusqu’à se retrouver dans le club très sélectif des Licornes, ces entreprises non cotées dont la valorisation est supérieure à un milliard de dollars. C’est le cas d’Ynsect, le startup spécialisée dans l’élevage et la transformation d’insectes pour l’alimentation animale, de Vestiaire Collective, devenu le symbole du succès de la vente des vêtements d’occasion ou encore d’Ecovadis, une plateforme d’évaluation RSE (responsabilité sociétale des entreprises) de référence en France. 

Convaincre les investisseurs 

Ces champions de l’impact ouvrent la voie aux futurs entrepreneurs encore frileux. “La France a une véritable carte à jouer pour devenir une référence en la matière et faire de l’impact la norme”, explique Frédéric Mazzella. “Nous partageons avec France Digitale la conviction que la tendance à la hausse de l’entrepreneuriat à impact se confirmera et s’accélérera. La structuration de l’écosystème, les changements de paradigme de consommation et l’urgence des causes défendues l’imposent”, analyse Paul François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance.

Pour Make.org, être une startup à impact c’est aussi pouvoir attirer des talents, les garder, mobiliser ses équipes en leur donnant un sens à un moment où les salariés se questionnent de plus en plus. Reste un frein, celui de l’investissement. “C’est toujours compliqué de convaincre”, témoigne Alicia Combaz co-fondatrice et directrice générale de Make.org. “Aujourd’hui pour nous c’est plus facile car nous avons inventé un modèle qui a fait ses preuves mais pour beaucoup d’investisseurs il existe encore une dichotomie entre impact et business model”, explique Alicia Combaz. La cartographie des startups à impact pourrait rassurer les investisseurs encore frileux.

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