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Dépotage d’un conteneur : conseils pour éliminer les résidus de fumigation

L’INRS complète son offre d’information consacrée à la prévention des risques lors du dépotage des conteneurs avec un nouveau dépliant. De quoi s’agit-il ?

Tous les conteneurs sont susceptibles de contenir des gaz toxiques, c’est pourquoi l’INRS accompagne depuis plusieurs années les entreprises dans leur démarche de prévention du risque chimique.

Ce nouveau dépliant (ED 6421) propose de faire un zoom sur la fumigation, opération consistant à introduire un gaz toxique dans un conteneur afin d’éliminer les insectes, larves, rongeurs, champignons et autres nuisibles. Un des gaz couramment utilisé en fumigation est la phosphine (PH3), produite lors de la réaction de l’eau contenue dans l’humidité de l’air avec des sachets de phosphure métallique. A l’issu de cette fumigation, les conteneurs doivent être ventilés et les sachets enlevés, or, il arrive souvent que cela ne soit pas fait. Dans ce cas, des résidus de fumigation, potentiellement toxiques, peuvent être encore présents dans le conteneur, il faut donc être particulièrement vigilant lors de leur dépotage. 
Ce nouveau dépliant vient compléter l’offre proposée par l’INRS aux entreprises et en particulier la brochure (ED 6249) déjà disponible.

Quels peuvent être les symptômes en cas d’intoxication ?

Cela dépend du niveau et de la durée de l’exposition. Les symptômes qui doivent alerter sont multiples.  Il peut s’agir d’irritations pulmonaires (toux, difficultés à respirer, douleur thoracique par exemple), de troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhées), de troubles neurologiques et musculaires (maux de tête, désorientation, vision double). Des troubles plus graves peuvent survenir si l’exposition se poursuit. On peut observer des convulsions, un œdème pulmonaire, des troubles du rythme cardiaque voire même un coma. Dans ces certains cas, ces affections peuvent conduire au décès de la victime. Notre dépliant vise à accompagner les entreprises, de manière très opérationnelle, pour isoler en sécurité ces résidus de fumigation en attendant leur élimination par une entreprise agréée.

Quelles sont les bonnes pratiques à adopter vis-à-vis de ces résidus de fumigation lors de l’ouverture d’un conteneur ?

Elles se décomposent en 4 étapes. La première consiste à rechercher des indices montrant que le conteneur a été fumigé. Des phosphures métalliques peuvent notamment être présents sous la forme de sachets posés sur les marchandises ou suspendus aux portes. La présence d’ouïes bouchées ou du scotch sur les joints des portes doit également alerter. La seconde étape vise à collecter ces sachets, soit en faisant appel à une entreprise spécialisée, soit en adoptant un protocole strict. Dans ce cas, un opérateur, informé sur les risques chimiques, doit notamment s’équiper de gants de manutention et d’un masque complet à cartouches A2B2P3. Ensuite, les résidus doivent être stockés dans un espace ouvert, aéré, protégé de la pluie et situé à l’écart des lieux de travail. Enfin, il faut faire intervenir une entreprise de fumigation très régulièrement, dès que la quantité de résidus dépasse 1 kg. Je n’évoque ici que les principales actions à mettre en œuvre, pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre nouveau dépliant. 

L’offre d’information INRS consacré au dépotage des conteneurs 

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