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Depuis le 3 novembre 2021, les femmes travaillent gratuitement !

Trois novembre 2021, 9 h 22. Le moment à partir duquel les femmes françaises ont commencé à travailler « gratuitement » jusqu’à la fin de l’année, selon la newsletter féministe « Les Glorieuses ». Les chiffres sont têtus et montrent que la situation ne s’améliore guère dans l’Hexagone. Selon Eurostat, en effet, l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes était de 16,5 % en 2019 au détriment des femmes (contre 14,1 % pour l’ensemble des pays européens). Soit un point de plus que l’année précédente, souligne la newsletter.

L’occasion, pour Rebecca Amsellem, économiste et créatrice des Glorieuses en 2015, de lancer une pétition à l’attention des candidats à l’élection présidentielle. Celle-ci comprend trois propositions de politiques publiques pour faire bouger les lignes.

Il s’agirait tout d’abord de conditionner l’accès aux marchés publics, l’obtention des subventions publiques et celui des prêts garantis par l’État au respect de l’égalité salariale au sein des structures concernées.

Revaloriser les métiers à prédominance féminine.

La pétition propose également de revaloriser les salaires des professions à prédominance féminine (infirmières, sages-femmes, corps enseignant). La dernière proposition concerne l’instauration d’un congé parental payé de manière équivalente pour les deux parents.

Rappelons que, depuis 2019, toutes les entreprises de plus de 250 salariés – et, depuis 2020, toutes celles de plus de 50 salariés – doivent calculer et publier leur Index de l’égalité professionnelle chaque année au 1er mars.

Selon les résultats publiés en mars dernier par le ministère du Travail, le taux de répondants s’était « nettement amélioré », passant de 59 % en 2020 à 70 % au 1er mars 2021 (84 % pour les entreprises de plus de 1 000 salariés). La note moyenne s’établissait à 85/100 (+un point par rapport à 2020). Mais 2 % des entreprises seulement avaient obtenu la note maximale de 100/100. Deux indicateurs étaient toujours à la traîne : le nombre de salariées augmentées à leur retour de congé de maternité et la parité parmi les dix plus hautes rémunérations.

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