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Désirée, le café-fleuriste qui défend les fleurs françaises

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Fleuriste l’hiver, café l’été. Et les deux toute l’année pour Désirée, ce concept de café-fleuriste original à l’impact social et environnemental positif. Audrey Venant et Mathilde Bignon ont fondé l’établissement en 2017 et occupent à présent deux boutiques à Paris. Désirée emploie une vingtaine de personnes et ne travaille qu’avec des fleurs françaises et de saison, explique Mathilde Bignon. La provenance locale est de mise, pour l’activité de fleuriste comme pour l’activité de restauration.

Les deux femmes ont créé ce café-fleuriste pour proposer un contre-modèle « au marché français de la fleur, sur lequel 85% des fleurs sont importées », raconte Mathilde Bignon. Un chiffre qui revient souvent, comme l’évoquait déjà en 2015 l’ancien ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll. En 2019, un rapport d’Agrimer ajoutait que la France importe, en valeur, près de 20 fois plus de fleurs coupées qu’elle n’en exporte. Ces fleurs proviennent principalement de l’Union européenne, et plus particulièrement des Pays-Bas qui représentent à eux seuls 87 % des importations françaises.

50% du patrimoine floral français a disparu en dix ans

Ces importations ont un impact carbone conséquent, estime Mathilde Bignon : il faut respecter une chaîne de conservation pour allonger leur durée de vie, elles sont traitées aux produits phytosanitaires et, lorsque les fleurs proviennent d’Amérique ou d’Afrique, le transport par avion devient obligatoire. Au final, un bouquet de 30 euros de fleurs importées représente « l’impact carbone d’un plein d’essence », insiste la co-fondatrice. Désirée a commencé à mesurer son impact carbone : il serait inférieur de 1.200 tonnes à celui d’un fleuriste classique.

La volonté de travailler en circuit court vient aussi du souhait de valoriser « un patrimoine de fleurs locales qui se perd », ajoute Mathilde Bignon, puisque 50% d’entre elles ont disparu depuis dix ans, affirme-t-elle. Pour autant, le modèle économique de l’activité de fleuriste est fragile, trop lié aux saisons. « En été, nous vendons moins de fleurs car les clients sont en vacances », confirme Mathilde Bignon. Mais le café fonctionne alors très bien, « notamment grâce à sa terrasse et l’ambiance estivale ». À l’inverse, en hiver, ce sont les fleurs qui portent le commerce : « Quand il fait froid, on est déprimé, on fleurit son intérieur ! »

Deux boutiques à Paris du café-fleuriste Désirée :

  • 5 rue de la Folie Méricourt, Paris 11ème arrondissement
  • 96 rue de Meaux, Paris 19ème arrondissement

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