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[DIY] Donnez une seconde vie à vos collants et créez un porte-plante

Dès les premières fraîcheurs, les collants font leur grand retour sur nos gambettes, pour toute la saison hivernale. Qui n’a jamais pesté parce que son collant neuf était presque aussitôt filé ? En matière de prêt-à-porter, il faut dire que le collant nylon est sans nul doute LE mauvais élève de l’obsolescence programmée. Voici quelques pistes pour y remédier…

Les premières mailles de nylon ont été inventées en 1939. Puis, après la Seconde Guerre mondiale, les industriels ont imaginé les collants « sans couture », quintessence du glamour, qui ont rencontré un très fort succès. Quelques décennies plus tard, ces collants sont au cœur d’une industrie extrêmement polluante. En France, on en jette 104 millions chaque année. Comme l’a révélé l’association HOP (Halte à l’obsolescence programmée) en 2018, dans sept cas sur dix, ils ne survivent pas à plus de six utilisations, voire trois utilisations dans plus de quatre cas sur dix. Aussi, leur fin de vie prématurée est quasiment toujours due à une obsolescence technique, et non parce qu’ils sont passés de mode…

N’oublions pas également que ces mailles sont un produit pétrochimique issu de l’une des industries les plus polluantes. Les collants ont évolué vers un mélange de nylon et élasthanne pour assurer un plus grand confort, mais comme souvent dans l’industrie textile, les intrants chimiques sont présents à chaque étape de leur confection. L’étude menée par HOP nous apprend par ailleurs qu’il est techniquement possible pour les fabricants de jouer sur les additifs chimiques, pour rendre les collants plus ou moins robustes, et ainsi programmer leur fin de vie.

Les bons réflexes à adopter

Comment remédier au problème, sachant que les fabricants n’ont pour l’heure jamais été inquiétés ? D’abord, interroger ses habitudes de consommation : mieux vaut investir 20 euros dans une paire de qualité, qui vous durera plus longtemps, que d’acheter et jeter une multitude de collants bas de gamme au cours de l’hiver. Des marques françaises de collants en matière recyclée émergent depuis quelques années : Atelier Unes, Rev Society, Estampille… Autre astuce : opter pour des mailles plutôt opaques, supérieures à 40 deniers, ou des collants issus de matières plus naturelles, plus épaisses et solides (laine, par exemple).

Pour prolonger la vie de vos collants, un peu de vernis transparent stoppe les mailles filées qui ne seraient pas trop visibles. Si vous devez malgré tout vous résigner à les jeter, faites-le dans les bornes textiles prévues à cet effet. Enfin, lorsque vos collants sont hors d’usage, pourquoi ne pas les détourner de leur fonction première ? Ils peuvent servir à réaliser des éponges réutilisables en tawashi, une technique de tissage japonaise très simple [lire Kaizen, hors-série n° 14, « Zéro déchet de A à Z »]. Pensez aussi à les réutiliser comme attrape-poussière, ou pour faire briller vos chaussures. Les collants fins peuvent également être recyclés en cuisine : pour faire votre fromage, filtrer les liquides, stocker vos oignons et prolonger leur durée de conservation, etc. Et pour parfaire votre jardin d’hiver ou enrichir votre hotte de cadeaux faits maison, on vous propose de les transformer en porte-plante en macramé.

Un porte-plante en macramé

La technique du macramé consiste à nouer des fils entre eux pour donner vie à des bijoux, accessoires et objets de décoration. En quelques étapes très simples, elle vous permettra de surcycler vos collants abîmés, pour réaliser un porte-plante inspiré !

Matériel

• Une paire de collants usagés
• Une bonne paire de ciseaux
• Un anneau de porte-clés

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

Étapes de réalisation :

1. Prélevez les deux jambes des collants en conservant un maximum de longueur.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

2. Découpez également le bout des pieds.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

3. Découpez chaque jambe en quatre bandes de largeurs à peu près égales.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

4. Faites un nœud bien serré en regroupant les huit bandes ainsi obtenues.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

5. Rassemblez les bandes deux par deux.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

6. Réalisez quatre nœuds, pour assembler chaque paire, à environ 5 centimètres du nœud central.

7. Puis, au tour suivant, continuez à nouer, en croisant cette fois les paires entre elles, formant ainsi un maillage.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

8. Avec la longueur restante, pour chaque paire, réalisez plusieurs nœuds de suite, en prenant soin de toujours faire passer la bande de droite par-dessus celle de gauche. Cette suite de nœuds identiques permettra de former un motif torsadé.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

9. Lorsqu’il n’y a plus de longueur, coupez pour égaliser l’extrémité des bandes.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

10. Enfin, rassemblez les huit bandes en les nouant autour d’un anneau de porte-clés, avant de mettre en place votre plante.

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©Jérômine Derigny (collectif Argos)

Texte : Aurélie Aimé 
Photos : Jérômine Derigny (collectif Argos)

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