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Dôme de chaleur, incendies, grêles, inondations : les monstres climatiques se réveillent partout dans le monde

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C’est du jamais vu. Après deux jours consécutifs de records de températures, le mercure continue de grimper au Canada et dans l’ouest des États-Unis. Dans la ville américaine de Portland, le 28 juin, le service météorologie américain (NWS) affichait 44,6°C. Deux jours plus tard à Vancouver, dans l’ouest du Canada, la chaleur était extrême : 49,5°C. Une canicule si intense que plusieurs centaines de personnes ont perdu la vie. Les villes ont ouvert des “centres de rafraîchissement“, certaines écoles ont été fermées tout comme les centres de vaccination. La situation a pris une tournure encore plus dramatique le 1er juillet quand la ville de Lytton, au nord-est de Vancouver a été confrontée à d’importants incendies. Cette vague de chaleur sans précédent s’explique par un phénomène appelé “dôme de chaleur” : de hautes pressions emprisonnent l’air chaud dans la région. Si le changement climatique n’est pas l’élément déclencheur, il empire le phénomène.

 

L’EST DE LA FRANCE ENGLOUTI SOUS LA GRÊLE

L’Hexagone n’est pas épargné. En plein mois de juin, les habitants des Vosges et de la Haute-Saône ont été contraints de ressortir pelles et chasse-neiges. Mardi 29, plusieurs villes du département ont été touchées par un orage de grêle d’une violence exceptionnelle. Jusqu’à 80 centimètres de grêlons se sont accumulés, comme à Plombières-les-Bains, particulièrement touchée.  La commune “a vécu aujourd’hui un moment d’apocalypse“, a témoigné sur Facebook la maire Lydie Barbaux. Des inondations ont parallèlement été observées dans l’Est. Une ligne électrique a été touchée et des récoltes ont été détruites.

Des scénarios qui risquent de se répéter à l’avenir. “Trop peu de technologies qui nous permettent de modéliser la grêle dans les simulations climatiques […] En revanche, les conditions météo qui amènent à ces phénomènes orageux en général sont amenées à se répéter, surtout avec l’augmentation des températures qui permet d’avoir plus de vapeur d’eau dans l’atmosphère et plus de précipitations par conséquence. Les phénomènes violents arrivent déjà plus souvent“, a détaillé le climatologue Robert Vautard, intervenu sur France Info en juin 2019.

LE CERCLE POLAIRE ARCTIQUE ÉTOUFFE 

C’est une image spectaculaire qu’ont publiée les satellites du programme européen Copernicus en Sibérie. À la veille du solstice d’été, le 20 juin, le mercure est monté jusqu’à 48°C près de Verkhojansk, 43°C à Govorovo et 37°C à Saskylah, la valeur la plus élevée depuis 1936.

Depuis longtemps, nous disons que nous allons avoir plus d’extrêmes comme de fortes vagues de chaleur“, explique au National Geographic Ruth Mottram , climatologue à l’Institut météorologique danois. “C’est un peu comme si les projections se réalisaient, et plus tôt que nous n’aurions pu le penser.” L’Arctique, une des régions les plus froides de la Terre, se réchauffe en effet deux fois plus vite que le reste de la planète à cause du changement climatique. La région est régulièrement en proie à des “feux zombie“, qui couvent pendant l’hiver et ressurgissent avec le développement de températures extrêmes pendant l’été.  

 

MOSCOU ENTRE CANICULE RECORD ET PLUIES DILUVIENNES

Après avoir été touchée tout au long du mois de juin par une canicule jamais vue depuis 120 ans – avec un pic de chaleur à 34,8 –  la capitale de la Russie a été noyée sous des torrents de pluie le 28 juin. La foudre a provoqué un incendie dans une centrale électrique à proximité de la ville, des arbres ont été arrachés par la violence des rafales et plusieurs lignes de métro ont dû être fermées suite aux inondations. “Les infrastructures de Moscou ne sont pas en mesure de supporter les plus 50 millimètres de pluie qui sont tombées sur la ville aujourd’hui” a détaillé le journaliste Alec Luhn, ancien correspondant en Russie pour les médias britanniques The Guardian et Telegraph. 

Marina Fabre, @fabre_marina  et Pauline Fricot, @PaulineFricot

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