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Du grand film catastrophe à la fable poétique, cinq œuvres à voir qui interpellent sur le climat et l’environnement

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Publié le 19 mars 2021

ENVIRONNEMENT

Le troisième confinement est désormais là et près d’un tiers de Français est à nouveau invité à limiter ses déplacements en plus du respect du couvre-feu national. Autant dire que les plateformes de streaming pour se faire des soirées ciné à la maison vont continuer à chauffer. Dans ce cadre, Novethic a sélectionné cinq fictions qui parlent changement climatique et environnement. Blockbuster à grand spectacle, film d’animation, monstres fantastiques, chacun y trouvera son message pour sensibiliser à la protection de notre planète.

“Interstellar”, plus qu’un film spatial, un film écolo !

De Christopher Nolan, 2014 – Le choix de Ludovic

Le blé est mort, on a dû tout brûler. On avait des hectares de maïs. Mais on avait de la poussière surtout“… “Six milliards d’êtres humains et pas un ne voulait se priver de quoi que ce soit !“… Avant d’être un film spatial, Interstellar est un film sur une catastrophe écologique. La première demi-heure du film se passe sur la Terre au bord de la famine où plus aucune céréale ne pousse et où se succèdent les tempêtes de poussière. Interstellar raconte l’histoire d’une humanité à l’agonie qui a détruit sa planète et n’a d’autre choix que de la quitter. On avait vanté l’hyperréalisme du trou noir “Gargantua” lors de la promotion du film, on avait trop peu mis en avant la pertinence de la situation initiale de désastre écologique qui pousse les hommes dans leurs derniers retranchements.

“Le jour d’après”, miroir du changement climatique

De Roland Emmerich, 2004 – Le choix de Béatrice

Ça part comme un air de déjà-vu : un grand climatologue tente d’alerter les autorités des ravages du réchauffement de la planète… Mais c’est déjà trop tard. Dans “Le Jour d’après”, on vit les conséquences du changement climatique en accéléré et à puissance 10. Effets spéciaux à l’appui. L’inversion du courant du Golf stream provoque non pas une hausse continue des températures mais un retour quasi instantané à l’âge de glace, avec de la neige à Delhi et des tornades à Los Angeles. L’inversion est aussi valable pour les réfugiés climatiques : ici, ce sont des Américains qui supplient les Mexicains de leur donner l’asile. Avec son air de “L’autre côté du miroir” version catastrophe, le “Jour d’après” fait mouche même pour les moins fans du genre.

“Ponyo sur la falaise”, la revanche des océans

De Hayao Miyazaki, 2008 -Le choix de Marina

Fujimoto, un sorcier vivant au fond des océans, prépare la revanche de la mer face aux hommes qui détruisent son écosystème à coups de déchets plastiques et de pêche au chalut. Sa fille, un petit poisson-clown au visage humain, Ponyo, se retrouve coincée dans le filet d’un chalutier puis enfermée dans un pot de confiture. C’est Sôsuké, un petit garçon vivant dans une maison juchée sur la falaise, qui lui vient en aide. Ce sont deux âmes-sœurs qui se rencontrent. Hayao Miyazaki revisite ici la Petite Sirène d’Andersen en y ajoutant un de ses thèmes de prédilection : l’écologie. Face à une mer déchaînée, une Ponyo provoquant des tsunamis, une “mer” nourricière qui se rebelle, Miyzaki nous rappelle ainsi l’importance de respecter l’or bleu de la Terre dont nous abusons aujourd’hui.

“L’âge de glace 2”, la fonte de la banquise nous menace

De Carlos Saldanha, 2006 – Le choix d’Arnaud

Le réchauffement de la planète, moi ça me tue !“, lance un animal allongé sur la banquise. C’est avec cette phrase éloquente que démarre l’Âge de glace 2, le film d’animation des studios Blue Sky (rachetés par Disney) qui suit les aventures d’un mammouth, d’un tigre à dents de sabre et d’un paresseux. Dans ce deuxième épisode, la fonte des glaces menace le petit paradis dans lequel les trois amis se sont installés. Après une période d’incrédulité, les animaux se rendent à l’évidence : ils doivent fuir. Avec beaucoup d’humour, l’Âge de glace offre un reflet très fidèle de notre monde actuel, où la fonte de la banquise menace de faire monter le niveau des océans. Le film montre aussi que c’est par l’entraide et la solidarité que les animaux parviennent à échapper à la catastrophe.

“Les bêtes du sud sauvage”, le changement climatique plus vrai que nature

Par Benh Zeitlin, 2012 – Le choix de Pauline

À 6 ans, la jeune Hushpuppy sait déjà que son île sera tôt ou tard emportée par la montée des eaux. Le jour tant redouté arrive. Hushpuppy ne peut pas compter sur son père, souffrant et alcoolique, pour prendre soin d’elle. Celle qui aime tant écouter le cœur des animaux observe la vie s’éteindre autour d’elle. Pour survivre, elle sait qu’elle va devoir passer de l’autre côté de la digue, où les humains mangent du poisson dans des barquettes en plastique et branchent les malades au mur. Mais ce n’est pas la seule menace. Plus loin, la fonte du pôle Sud libère des glaces un troupeau d’animaux préhistoriques, des aurochs de plusieurs mètres de haut. La légende raconte qu’ils sont de féroces mangeurs d’enfants.

Timbuktu ou les plaies djihadistes du changement climatique

Par Abderrahmane Sissako, 2014 – Le choix de Anne-Catherine

Le merveilleux film d’Abderrahmane Sissako “Timbuktu, le chagrin des oiseaux” est sorti en 2014. Il raconte avec une infinie poésie comment la vie des populations maliennes du Sahara a été massacrée par les djihadistes qui ont voulu en finir avec la musique, le football et la culture millénaire de Tombouctou, ville symbole qui sera reconstituée au Nord de la Mauritanie pour le film. Avec le changement climatique la sécheresse et le désert gagnent. Que ce soit en Syrie ou au Mali, ils forment un terreau pour tous les combattants des forces obscures qui achèvent de rendre invivables cette partie du monde. Timbuktu est un voyage qui permet de partager ces épreuves.

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