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D’UNE COP À L’AUTRE

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« L’argent de la transition existe ! »

Arrivées sur la place de la mairie, les 196 chaises sont disposées en cercles. Des représentants d’associations venus du monde entier s’y assoient et, après une danse de bienvenue au son du violon, Jean-Noël Etcheverry (Txetx), l’un des animateurs de l’association basque Bizi et du mouvement Alternatiba, prend la parole : « L’argent de la transition écologique et sociale existe ! » Anabella Rosemberg, de la Confédération syndicale internationale, et Hindou Oumarou Ibrahim, de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad, annoncent les propositions du Sommet des 196 chaises pour récupérer cet argent : lutter contre les paradis fiscaux en échangeant les données bancaires entre pays ; créer un audit citoyen sur les dettes publiques et alléger celles-ci ; taxer les transactions financières et les émissions de CO2 des transports ; cesser de subventionner les énergies fossiles « sans porter préjudice aux plus modestes » ; rendre les banques responsables de leurs investissements devant la société civile…

A quelques mètres de là, une statue de la liberté laisse échapper de la fumée, entourée d’ours polaires et de frêles personnages qui évoquent les populations du Sud. Un arbre à palabres recueille, sur des rubans multicolores, les souhaits climatiques des participants. Une couturière a installé sa caravane dans la rue et donne une seconde vie aux fripes sur sa machine à pédales, pendant que son compagnon entonne pour les passants des chants militants. Circulent des vélos à trois places ou transformés en œuvres d’art éphémères, une voiture à pédales aérodynamique… Les toilettes sèches, plantées devant l’hôtel de ville, alimenteront le compost de l’association Le sens de l’humus. « Fertilisons ! », invite une pancarte sur la porte.

Là une fanfare, ici une improvisation théâtrale ou un défilé, et plus de 200 stands d’associations et de démonstrations de toutes sortes en matière de recyclage, de bricolage alternatif ou encore d’habitat écologique. Aux bénévoles débarqués des quatre coins de la France et du monde se mêlent des habitants de la ville, venus exprès ou qui passaient par là, tout simplement. A l’opposé de l’approche bureaucratique des négociations internationales sur le climat, 30 000 personnes ont ainsi investi les rues, les parcs et les écoles afin de partager des expériences concrètes, citoyennes, pour une transition énergétique à échelle humaine.

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