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EcoVadis, le Yuka de la RSE, devient la 27ème licorne française, signe de l'engouement pour le secteur

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Publié le 14 juin 2022

ENVIRONNEMENT

Ecovadis, la première plateforme de notation de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) lève 500 millions et devient ainsi la 27e licorne française. Cette méga levée de fonds pour l’entreprise d’évaluation ESG (environnementale, sociale et gouvernance) des entreprises, est d’autant plus remarquable que ces financements se font rares depuis le début de l’année. 

Cocorico ! La France compte une nouvelle licorne dans le domaine de la RSE. EcoVadis, l’Agence de notation de la RSE, a annoncé une levée de fonds de 500 millions d’euros. Sa valorisation exacte n’a pas été communiquée mais elle dépasse le milliard d’euros, tout comme les 26 autres pépites françaises qualifiées de Licornes. Le tour de table a été bouclé il y a deux semaines auprès, notamment, du fonds de capital-investissement Astorg et BeyondNetZero, la société d’investissement climatique de General Atlantic.

“Cette levée de fonds est la plus importante jamais réalisée sur le marché de la RSE et traduit l’enjeu grandissant de cette dernière pour la performance des entreprises”, indique EcoVadis. Dans un contexte où les marchés financiers sont moroses avec un “Nasdaq qui perd 5 % tous les jours au moment des négociations, les discussions ont été un peu plus compliquées”, concède Frédéric Trinel, co-PDG d’EcoVadis sur BFM Business. “Il y a eu quelques négociations“, reconnait-il mais “les fondamentaux de la société” fondée en 2007 ont été préservés à l’issue de ce tour de table. “La prise de conscience autour du développement durable et des enjeux RSE est telle que la morosité ambiante a été compensée”, souligne encore le responsable du “Yuka de la RSE” qui fournit des évaluations RSE des entreprises via des scores compris entre 0 et 100 et l’attribution de médailles (bronze, argent, or).

Multiplication des utilisations des évaluation

Dans un contexte de préoccupations grandissantes sur les enjeux RSE mais aussi d’inquiétude sur le profil des fournisseurs “nos clients sont principalement des sociétés qui souhaitent comprendre ce qu’il se passe sur leurs chaînes d’approvisionnement“, précise Frédéric Trinel sur BFM. La société à mission a en effet mis au point un outil d’évaluation de la RSE des fournisseurs des grandes entreprises en mode SaaS (logiciel sous abonnement). Aujourd’hui EcoVadis affirme couvrir plus de 95 000 sociétés dans 175 pays, selon sa méthodologie. Celle-ci est basée sur du machine learning, une intelligence artificielle, complétée par de l’analyse humaine, avec 198 catégories d’achat et 21 indicateurs ESG, des émissions de CO2 au travail des enfants.

Le but est ainsi d’évaluer les fournisseurs mais aussi d’améliorer leurs performances RSE via des plans d’actions. “Aujourd’hui, EcoVadis est utilisé par un nombre croissant d’entreprises, y compris dans la gestion de leurs émissions carbone, le capital-investissement, les prêts liés à la RSE, le financement de la chaîne d’approvisionnement, le risque et la résilience des tiers et plus encore“, souligne le groupe qui compte 1 300 employés.

EcoVadis recrute plus de 460 “talents”

Avec ce nouveau tour de table, EcoVadis va financer son développement à l’international, renforcer ses outils d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique, réaliser des acquisitions stratégiques et concrétiser sa vision d’entreprise à mission”, précise le groupe. À plus long terme, l’objectif est d’évaluer 4 ou même 5 millions de sociétés. “On est animé par l’impact et aujourd’hui il y a urgence”, indique Frédéric Trinel. “Nous investissons dans des entreprises qui ont le potentiel pour lutter contre le changement climatique à grande échelle”, confirme ainsi Rhea Hamilton, directrice générale de BeyondNetZero.

Le groupe au modèle économique atypique se targue de ne pas avoir de concurrence directe. “Certaines entreprises font appel au “Big 4” pour évaluer leurs données mais c’est comme s’ils leurs demandaient de fabriquer leurs voitures pour constituer leur parc automobile“, indique Frédéric Trinel sur BFM. Ces “Big 4” que sont EY, Deloitte, PWC ou encore McKinsey sont toutefois de plus en plus présents sur ce marché. Rien d’inquiétant pour la pépite française qui affirme que son chiffre d’affaires a augmenté de 50 % à plus de 100 millions d’euros en 2021 et cherche à recruter plus de 460 “talents” partout dans le monde.

Mathilde Golla @Mathgolla

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