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Émissions de CO2, investissements verts, déforestation… Six avancées obtenues lors du sommet climatique Joe Biden

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Publié le 26 avril 2021

ENVIRONNEMENT

Joe Biden avait l’intention de prouver au monde que les États-Unis étaient bien de retour dans la bataille climatique. Pari réussi. Non seulement le pays a annoncé de nouvelles ambitions sérieuses en matière de gaz à effet de serre, mais Washington est parvenu à se placer en garant des promesses des autres pays. Six points à retenir de cette nouvelle diplomatie environnementale.

Les États-Unis prennent leur responsabilité

Exit les années Trump et leur climatoscepticisme. Joe Biden a décidé de réengager les États-Unis sur la voie de la baisse des émissions de CO2. En 2015, Barack Obama promettait une diminution de 26 % à 28 % des émissions de gaz à effet de serre en 2025. Le nouveau Président de Washington porte l’effort à 50 % de baisse par rapport à 2005. Pour convaincre une population plutôt sceptique, celui-ci promet qu’une telle ambition sera porteuse de millions d’emplois. “Le monde a besoin de votre contribution“, a commenté la chancelière allemande Angela Merkel alors que des hausses d’objectifs sont attendues de tous les pays.

Japon, Canada… Des ambitions à la hausse

D’ici la COP26 en novembre prochain, les pays signataires de l’Accord de Paris sont sommés de soumettre des ambitions climatiques revues à la hausse. Certains pays ont profité du Sommet climatique pour donner un aperçu des leurs. Le premier ministre japonais Yoshihide Suga a annoncé rehausser la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 26 à 46 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2013. Côté Canada, le Premier ministre Justin Trudeau a dévoilé un plan de réduction des émissions de 40 à 45 % d’ici la fin de la décennie, par rapport à 2005, contre 30 % auparavant. D’autres pays, comme la Corée du Sud ou le Bengladesh, ont assuré qu’ils livreraient leurs nouvelles contributions d’ici la fin d’année.

Washington en passe de ratifier l’amendement de Kigali

L’annonce de la ratification de l’amendement de Kigali en janvier par les États-Unis est passée inaperçue, mais Emmanuel Macron n’a pas manqué de saluer l’initiative lors du Sommet. Signé en 2016 par 119 pays, sans les plus gros pollueurs que sont la Chine, l’Inde et les États-Unis, l’Accord vise à éliminer les hydrofluorocarbures (HFC), utilisés comme réfrigérants dans les réfrigérateurs et les climatiseurs. Leur contribution à l’effet de serre est jusqu’à 15 000 fois supérieure à celui du CO2. Le Sénat étasunien doit maintenant émettre son avis sur la ratification. La Chine a annoncé mi-avril rejoindre elle aussi l’Accord.

Les banques américaines font pleuvoir les milliards

Les sommes sont hallucinantes. Portées par le volontarisme de Joe Biden sur le climat, les grandes banques américains ont décidé de mettre la main à la poche, celles-ci ont annoncé 4 200 milliards d’investissements verts d’ici la fin de la décennie dont 2 500 milliards pour JP Morgan, 1 500 milliards pour Bank of America, 1 000 milliards pour Citigroup. Chacune des banques entend utiliser les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies pour qualifier la nature de leurs financements durables. Une partie de ces sommes colossales sera dirigée vers des projets à impact environnemental. Le reste des financements couvre une série de thématiques sociales, telles que l’inclusion sociale et raciale et le développement économique.

Le Brésil s’engage sur la déforestation

Le Brésil de Jair Bolsonaro est loin d’être un exemple climatique. Il serait même un paria dans ce combat planétaire. Mais la diplomatie américaine, portée par John Kerry, semble faire bouger les lignes. D’une part, le Président brésilien a promis la neutralité carbone à l’horizon 2050, soit dix ans plus tôt que prévu. D’autre part, celui-ci s’est engagé à “éliminer la déforestation illégale au Brésil d’ici 2030“. Ce deuxième engagement, signifié dans une lettre adressée à Washington, est très important puisque jamais la destruction de la forêt amazonienne n’a été aussi rapide que depuis l’arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir en janvier 2019. Le Brésil avait toutefois déjà fait cette promesse en 2015 lors de la COP21.

Banquiers et assureurs en route vers la neutralité carbone

43 banques internationales se sont engagées à atteindre la neutralité carbone “d’ici à 2050 ou plus tôt”, a annoncé mercredi 21 avril l’initiative financière de l’ONU pour l’environnement (UNEP FI). Cette “Net-Zero Banking Alliance” s’inscrit dans le cadre de la “Glasgow Financial Alliance for Net Zero”. Elle vise à mobiliser des acteurs financiers sur le thème de la neutralité carbone lors de la COP 26 à venir. Les assureurs et réassureurs sont également en train de plancher sur une alliance du même ordre, qui rassemble à ce stade sept acteurs : Axa, Allianz, Aviva, Munich Re, Scor, Swiss Re et Zurich.

Ludovic Dupin @LudovicDupin, Pauline Fricot, @PaulineFricot 

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