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En France la pêche durable progresse mais la biodiversité reste menacée


Creative Commons - Pixabay

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L’industrie de la pêche avance vers plus de durabilité mais les poissons restent menacés. L’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) avance en effet que 56% des espèces de poissons commercialisées sont exploités de manière durable. Un net progrès après des années d’alerte sur les dérives de la surpêche mais qui doit continuer à progresser pour tenir les objectifs de Bruxelles.

« Il s’avère difficile de comparer les résultats d’une année sur l’autre car les critères d’évaluation changent et sont révisés à chaque nouveau calcul. Mais enfin, dans la durée, l’Ifremer indique que le nombre de stocks – c’est-à-dire les adultes présents dans une zone marine donnée – sollicités excessivement « a fortement diminué », passant de 52 à 22 entre 2000 et 2020, tandis que ceux en bon état ou possiblement en train de se reconstituer ont progressé de 15 à 63 dans le même temps. Mais les halieutes émettent un bémol et soulignent que le rythme des améliorations a ralenti depuis la décennie 2010. Il n’y a au demeurant pas de quoi triompher si l’on se souvient qu’en 2013, l’Union européenne (UE) s’était fixée collectivement pour objectif une pêche 100 % durable en 2020 » rapporte Le Monde .

La situation reste inquiétante puisque 10% des produits de la pêche proviennent toujours d’espèces en nette baisse, poursuite le quotidien : « La sardine du golfe de Gascogne compte pour beaucoup dans ce résultat : elle décline, comme sa cousine de Méditerranée, devenue plus petite et nettement plus rare. Le cabillaud des mers du Nord et Celtique s’effondre aussi, ainsi que le merlu de Méditerranée. Ce dernier est très mal en point depuis plusieurs années. La zone de restriction de pêche au merlu mise en place dans le golfe du Lion ne lui a pas apporté de secours, à la différence de ce qui s’est passé avec succès en Italie. Sur la façade ouest, la sole est elle aussi surpêchée ; celle du golfe de Gascogne se classe même un cran en dessous, dans la catégorie« surpêchée et dégradée ». La situation du chinchard de l’Atlantique se redresse, il n’est plus considéré comme « effondré » mais comme « reconstituable », comme le bar de la mer du Nord et de la Manche. »

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